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	<title>Des claques dans la bouche &#187; Instants de grâce</title>
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	<description>Essayer c&#039;est le meilleur moyen de se planter</description>
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		<title>Petit précis d&#8217;awesomeness</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Jan 2012 23:13:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Machiavelas</dc:creator>
				<category><![CDATA[Instants de grâce]]></category>
		<category><![CDATA[Béhaviorisme]]></category>
		<category><![CDATA[Culture confiture]]></category>
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		<category><![CDATA[Répartie]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourd’hui quelqu’un m’a dit que je lui ai sorti une phrase béhavioriste. J&#8217;ai failli m&#8217;agenouiller. Comme ça : Bon je sais, pour vous ça n’a l’air de rien mais moi c’est le genre de truc qui me rend complètement dingue &#8230; <a href="http://blog.machiavelas.com/archives/485">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><br/></p>
<p style="text-align: justify;">
Aujourd’hui quelqu’un m’a dit que je lui ai sorti une phrase béhavioriste.<br />
J&#8217;ai failli m&#8217;agenouiller. Comme ça :</p>
<p><img src="http://blog.machiavelas.com/wp-content/uploads/2012/01/TheFountain.500px.jpg" alt="" title="TheFountain" width="500" height="275" class="alignnone size-full wp-image-487" /></p>
<p style="text-align: justify;">Bon je sais, pour vous ça n’a l’air de rien mais moi c’est le genre de truc qui me rend complètement <em>dingue de</em>. Je vous ai déjà parlé de l’admiration sans faille que je porte aux <a href="http://blog.machiavelas.com/archives/446" target="_blank">polyglottes de tout poil</a> mais c’est de la roupie de sansonnet par rapport à ce dont vous êtes témoins en ce moment même. Là j’ai carrément envie de décerner le prix Nobel de la répartie tellement j’ai été scotché. Et je peux vous garantir que réussir à scotcher un mec aussi blasé que moi ça n’est pas donné à tout le monde. </p>
<p style="text-align: justify;">Faut savoir qu’en cas de bad mood je deviens ceinture noire troisième dan de la blase, y’a quasiment rien ni personne qui m’intéresse, misanthrope attitude et tout le bordel. Normalement les options que j’ai quand je parle à quelqu’un oscillent entre le désintérêt poli et la haine pure et simple envers mon interlocuteur pour le temps perdu à écouter ses conneries. Ce temps si précieux que je pourrais passer à regarder des <a href="http://www.youtube.com/watch?v=YgSPaXgAdzE" target="_blank">vidéos de losers</a> sur youtube ou à mater les gifs animés postés par mes contacts Facebook. Ce temps qui file entre mes petits doigts gourds et crispés. Comment ose-t-il me le voler ? Le piétiner ainsi sous mes yeux humides et cracher sur sa dépouille avant d’y mettre le feu pour danser autour des flammes en lançant son rire satanique et bovin ? Vous voyez l’idée. En tout cas moi je vois vachement bien ce que c’est qu’un rire bovin. Et il y’a une figure de style stylée dans la phrase précédente entre « vachement » et « bovin ». Vous êtes gâtés aujourd’hui, j’ai mis les petits plats dans les grands. D’ailleurs elle est con cette expression parce que ça implique que quand on ne sort pas la grosse artillerie on se contente de mettre les grands plats dans les petits, ce qui me paraît un tout petit peu être de la merde en stick si je peux me permettre. </p>
<p><span id="more-485"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Tout ça pour dire que quand c’est comme ça même Mila Kunis et Amanda Palmer en train de se rouler des pelles sous la douche dans ma salle de bain n’arriveraient pas à me faire lever un sourcil. Et je crois bien que je viens de battre à l’instant le record du plus gros mytho de l’histoire de l’humanité car il est évident que si la scène décrite ci-dessus se produisait réellement je ferai probablement un AVC, un infarctus, une descente d’organes et une crise d’épilepsie, tout en même temps. Mais ça n’est pas le propos. Le propos étant qu’en mode Darth Machiavelas il me faut du <a href="http://www.youtube.com/watch?v=QuB3kr3ckYE" target="_blank">Bear Grylls</a> de l’humour et de l’intelligence en face de moi pour me tirer de ma torpeur neurasthénique et me redonner foi dans le genre humain et l’envie de placer autant de private jokes que dans cette phrase. </p>
<p style="text-align: justify;">Dans le monde fait de manichéisme et de  mauvaise foi qu’a construit mon esprit retors et limité les gens se répartissent en deux catégories aisément identifiables. La dualité c’est bien, on s’y retrouve toujours, ça facilite les choses pour tout le monde, chacun choisit un camp et on n’en parle plus. Deux catégories donc : les gens qui ont de la répartie et les handicapés du verbe. La modestie étant une qualité dont j’ignore jusqu’à l’existence il est bien évident que je me place chez les répartiteurs car comme tous ceux qui ont vu Intouchables le savent bien, les handicapés finissent toujours par se faire vider le cul par les valides. Et ça, on va dire que ça ne me branche pas trop. Même si il y a là un intéressant débat rhétorique à mener pour savoir qui a la meilleure place du videur ou du vidé. N’hésitez pas à rebondir sur le sujet. </p>
<p style="text-align: justify;">La répartie c’est donc une qualité qui me permet de faire rapidement le tri entre les golmons et les gens qui valent le coup. Quelqu’un qui rebondit vite et bien c’est l’assurance d’avoir en face de soi une personne de qualité supérieure, de l’humain label rouge. Ou un futur champion de basket. Je crois bien avoir lu quelque part que la répartie et le sens de l’humour faisaient partie des attributs pour juger un bon soldat au temps de la Grèce antique, et vous m’accorderez que les Grecs étaient quand même loin d’être cons même si leur pays est tout niqué aujourd’hui. Je n’ai retrouvé aucune source (en même temps je n’en n’ai pas cherché) pour étayer mes dires alors il va falloir me faire confiance sur cette magnifique anecdote qui mérite d’être authentique quoiqu’il arrive. Cherchez autour de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Dienekes" target="_blank">Dienekes</a>, ça vous reviendra peut-être. Sinon allez regarder <a href="http://www.youtube.com/watch?v=DdKzEhmLBug" target="_blank">Dikkenek</a>, ça ressemble pas trop une fois qu’on s’éloigne du nom mais c’est bien aussi. </p>
<p style="text-align: justify;">Un peu de répondant et voilà le résultat, vous gagnez mon respect hebdomadaire sans coup férir et devenez le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fabrice_B%C3%A9nichou" target="_blank">Fabrice Bénichou</a> de mon ring relationnel. C’est pas mal. Mais, sans vouloir manquer de respect à monsieur Bénichou, vous êtes peut-être un peu plus ambitieux(-se) que ça. Pour débloquer le level supérieur c’est relativement simple, il suffit de me surprendre. Si possible en bien. Me surprendre avec une référence ultra obscure sur un sujet que je suis persuadé d’être le seul à connaître ça m’impressionne. Me surprendre avec quelque chose que je ne connais pas ou peu ça m’exalte. Ma curiosité étant à la fois sans limite et le moteur principal qui me maintient en vie (dramatisation certes outrancière mais efficace) c’est là un excellent moyen de vous ouvrir les portes du Panthéon.  Comme je suis de plus suffisamment snob, ou prétentieux c’est selon, pour apprécier un trait de culture bien pointu décoché au bon moment c’est relativement facile de savoir comment me retourner la caboche et faire de moi votre laquais intellectuel. Et sinon vous pouvez faire comme d’autres et me balancer en toute décontraction que je dis des choses béhavioristes. Goodbye Bénichou. Bonjour Optimus Prime qui aurait ramassé une pelleteuse conduite par <a href="http://www.youtube.com/watch?v=RmaHGY7BEog" target="_blank">Muhammad Ali</a> pour me coller une droite en pleine gueule avec.  </p>
<p style="text-align: justify;">Maximum respect pour les siècles des siècles.  </p>
<p style="text-align: justify;">Amen. </p>
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		<title>Ite missa est</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Dec 2011 09:06:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Machiavelas</dc:creator>
				<category><![CDATA[Instants de grâce]]></category>
		<category><![CDATA[Eric Woerth]]></category>
		<category><![CDATA[Eucharistie]]></category>
		<category><![CDATA[Malcolm mac Dowell]]></category>
		<category><![CDATA[Messe de Noël]]></category>

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		<description><![CDATA[« Is this my reward for defending God&#8217;s church ? » Gary Oldman &#8211; 1992 « Heureux les pauvres en esprit, car le Royaume des cieux est à eux. » Jésus de Nazareth &#8211; 33 Au commencement, Dieu créa les &#8230; <a href="http://blog.machiavelas.com/archives/413">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>« Is this my reward for defending God&#8217;s church ? » Gary Oldman &#8211; 1992</em><em><br />
« Heureux les pauvres en esprit, car le Royaume des cieux est à eux. »<br />
Jésus de Nazareth &#8211; 33</em></strong></p>
<p><img src="http://blog.machiavelas.com/wp-content/uploads/2011/12/LifeOfBrian.500px.jpg" alt="La vie de Brian" title="LifeOfBrian" width="500" height="269" class="alignnone size-full wp-image-411" /></p>
<p style="text-align: justify;">Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. La terre était informe et vide : il y avait des ténèbres à la surface de l&#8217;abîme, et l&#8217;esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux. Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut. Après avoir allumé la lumière Dieu dit encore : Que le traquenard soit ! Et le Traquenard de Noël fut. Merci la Bible ! J’ai donc replongé. Comme tous les ans. J’ai assisté à la messe de minuit à 18h30. Mieux vaut pas dire où, c’est déjà assez dur à raconter. Et en plus j’étais avec <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ric_Woerth" title="Rico l'asticot" target="_blank">Eric Woerth</a>&#8230;  </p>
<p style="text-align: justify;">Comme vous l’avez déjà remarqué, dans la famille on est un peu à cheval sur les <a href="http://blog.machiavelas.com/archives/43" target="_blank">histoires de religiosité</a>. Autant dire que rater la messe de Noël ne fait pas partie des options envisageables si je veux conserver l’image parfaite que j’ai réussi à me construire au fil des années malgré mes habitudes musicales très portées sur les ritournelles sataniques et la découverte de ma collection de pornos (ça fera peut-être l’objet d’une note savoureuse un de ces jours). Si vous ajoutez à ça ma bonté naturelle et mon envie inextinguible de faire plaisir à tout le monde, vous savez aussi bien que moi l’inéluctabilité qui me guettait. A la messe je serai. La cerise sur le gâteau s’étant cette année incarnée en la personne d’un voisin de mon père. Cet homme est parfaitement non identifié pour moi, c’est la première fois que je le vois malgré l’insistance de mon pater à essayer de me faire croire le contraire. Seul trait notable : c’est Eric Woerth. Pas le vrai hein. Juste son putain de frère jumeau : la même tronche, la même voix, les mêmes costumes, les mêmes sujets de conversation. Enfin disons plutôt qu’il parle exactement des mêmes sujets dont j’imaginerais Eric Woerth parler si j’avais assez de temps à perdre pour imaginer ce genre de choses. Et oui, cette phrase est aussi alambiquée qu’elle en a l’air, même pour moi. Ne la relisez sous aucun prétexte. De toute façon il est l’heure d’aller à la messe. </p>
<p><span id="more-413"></span></p>
<p style="text-align: justify;">A peine arrivé sur place, pas le temps de me préparer mentalement aux 90 minutes qui vont suivre. Je suis cueilli à froid par le mec qui s’occupe de la musique : désolé les mecs, nous avions annoncé le début de la messe pour 18h30 mais en fait c’était un gros mytho car les hostilités démarreront à 18h45. Le quart d’heure de rabiot c’est cadeau, on va chauffer la salle à blanc avec nos mélopées entraînantes. Merci, bonsoir, on va s’éclater. En fait de mélopées on aura juste droit à ce que je pourrais décrire comme l’équivalent de Lady Gaga qui nous interprète la chorégraphie de Rabbi Jacob. Le tout accompagné à la flûte traversière. Un jour peut-être saurai-je pourquoi c’est toujours les instruments les plus nazes qui ressurgissent au moment où on en a le moins envie. Et en plus ils veulent qu’on fasse la même dans l’assistance, nous sommes censés nous dandiner en agitant les bras et en ayant l’air contents d’être là. Je comprends à cet instant qu’il faut faire une croix sur le vin de messe, ils ont manifestement tout sifflé avant de commencer…</p>
<p style="text-align: justify;">Après quinze minutes d’effroi ce tintamarre cesse enfin pour laisser place aux choses sérieuses. Les curés sont dans la place. On sent que le casting annonce du brutal. Nous avons en effet droit à pas moins de cinq prêtres pour concélébrer l’office. Comme j’ai oublié les tronches des trois premiers, on va dire qu’ils ne ressemblaient qu’à eux-mêmes. Ce sont les deux autres qui valent leur pesant d’hosties. Numéro 4 n’est autre que <a href="http://www.cinemovies.fr/images/data/photos/17656/h2-halloween-2-2009-17656-356530653.jpg" title="Not Andie's father" target="_blank">Malcolm Mac Dowell</a> en personne. Il a vraiment la tronche du type qu’il ne faut pas faire chier, le genre qui roule en Harley et qui met des coups de chaîne sur le capot des bagnoles qui ont le malheur d’essayer de le doubler. A chaque fois qu’il bouge j’ai l’impression que c’est pour attraper une arbalète sous son siège et dégommer des gens au hasard dans la foule en mode killing rampage. Je ne peux pas m’empêcher d’être un peu déçu quand je m’aperçois qu’il a juste sorti son mouchoir…  Et vous n’avez encore rien vu. Numéro 5 arrive dans sa grande majesté. <a href="http://api.ning.com/files/i3HUIx6cwb2mVwYdb8qEtUhfaG32q7j6xYiejZL*Kg79R9kL4OK*Iaw75Ox-CAaNrSa0mp7O4G9TyFq*n*XgJKLyBAvXJ7B3/djimon.jpg" target="_blank">Djimon Hounsou</a> est parmi nous. Il porte son aube comme si on était dans <em>Matrix 4</em>. La version noire de Neo sappée en blanc (faut suivre). Trop la classe, manque plus que les lunettes de soleil. Bon forcément, y’a un blaireau derrière moi pour remarquer que le prêtre est noir <u>mais</u> qu’il est très bien, on va dire que ça part d’un bon sentiment…</p>
<p style="text-align: justify;">On commence sur les chapeaux de roues avec un combo Kyrie eleison / Gloria / Psaume, classique mais efficace. Notre petite affaire suit son cours gentiment. J’assiste à tout ça sans me départir de mon air hagard habituel en pareilles circonstances mais en conservant toutefois le degré d’attention suffisant pour savoir quand me lever et quand m’asseoir. Arrive alors le moment où numéro 2 se colle à la lecture de l’évangile. Je ne sais pas ce qui lui passe par la tête (probablement quelque chose proche de l’accident vasculaire cérébral) mais il part complètement en vrille et commence à entonner le machin en chantant. Et il a, grosso modo, le flow de Tony Vairelles un lendemain de cuite. Toute la ponctuation passe à la trappe. Si on ne connaissait pas déjà l’histoire on n’aurait aucun moyen de piger de quoi il parle tellement son slam est psychédélique. Et ce cuistre trouve le moyen de conclure, sous les regards de dizaines de petits vieux hébétés, par un magnifique « Aha ! Vous n’avez pas l’habitude comme ça hein !? » dis sur le même ton qu’un Guy Georges qui offrirait un bouquet de fleurs à sa victime après l’avoir besognée pendant douze heures dans un parking souterrain. Je suis à deux doigts de me lever pour applaudir. Ou m’enfuir. </p>
<p style="text-align: justify;">C’est sans compter sur Numéro 2 &#8211; Guy Georges. Le bougre a plus d’un tour dans sa musette. Il enchaîne avec une incroyable homélie. Pour info, une homélie c’est comme un sermon sauf qu’aujourd’hui ‘sermon’ c’est trop has been. Ça parle des Pharisiens et des ténèbres intérieures, c’est saupoudré de références théologiques et philosophiques. Du high level finement ciselé. Sauf qu’il a probablement perdu 95% de l’assistance au moment où il a prononcé le mot Pharisien. Merci quand même Guy, tu viens de me sauver ma soirée. Oui, pour ceux qui en doutent encore, vous avez bien lu : ce dernier paragraphe n’a servi qu’à me permettre de vous cracher ma culture à la gueule en vous montrant que je n’ai pas besoin de wikipedia pour savoir ce que c’est qu’un Pharisien. Il fallait au moins ça. Le Credo qui s’ensuit est un grand moment de joie personnelle quand au moment de dire « Par l’Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie et s’est fait homme » je pense tellement fort à « Par l’Esprit Saint la Vierge Marie a pris cher » que je finis par l’entendre. </p>
<p style="text-align: justify;">A l’heure de la quête je vérifie tout de même du coin de l’œil que mon Eric Woerth à moi est plus honnête que l’original. Pas de souci, il met un sou dans la corbeille et garde les mains bien en évidence. Ce mec est une probité chauve à lunettes. On enchaîne avec la communion, c’est Malcolm qui s’en charge pour mon côté d’Eglise et il distribue les hosties avec la même intensité que <a href="www.youtube.com/watch?v=s4HSwkQAy-8" target="_blank" title="Tu pues la défaite">Clubber Lang</a> quand il enchaîne les crochets du droit. J’hésite jusqu’au bout à lui coller une balayette préventive, mais heureusement il décide d’épargner la pauvre créature chétive qu’il a sous les yeux. C’est à ce moment précis qu’une autre tradition est respectée : croiser le regard de quelqu’un que je n’avais pas vu depuis le collège (comptez quand même vingt piges) et qui se retrouve aussi en ces lieux par un improbable concours de circonstances. La candidate de l’année est donc une certaine Anne-Cathy, avec qui j’avais eu la joie d’échanger un ou deux chewing-gums aux alentours de la classe de quatrième si mes souvenirs sont bons. Je suis pas sûr qu’on puisse vraiment appeler ça une ex. Je suis pas sûr non plus que je devrais m’en vanter d’ailleurs car il semblerait que la douce Anne-Cathy a sacrément eu du mal à encaisser le passage à l’an 2000. La pauvre a l’air plus vieille que la plus vieille des meufs que je connais, avec des cernes qui descendent jusqu’aux genoux. Gros choc. C’est toute mon adolescence qui se retrouve piétinée au son des « Douce nuit » indifférents qui s’envolent sous la nef. J’espère juste que <a href="http://blog.machiavelas.com/archives/38" target="_blank" title="Elle était magique">Fabienne</a> n’est pas dans cet état. </p>
<p style="text-align: justify;">La soirée n’est pas si niquée que ça si on regarde bien, je finirais presque par prendre goût à tout ce folklore. En tout cas ça fait du bien de voir des gens motivés pour me faire passer un moment un peu marrant malgré moi. Eric Woerth ira même jusqu’à prolonger la magie du moment sur le chemin du retour en étant égal à lui-même et en nous proposant rien de moins que du Gustav Mahler. J’avoue que ça me change des conneries habituelles genre Tino Rossi et consorts. En plus j’ai bien senti que j’ai gagné son respect quand j’ai reconnu le bon Gustav. Y’a pas que Pantera dans la vie, même quand on est tatoué de partout, retient bien ça Rico. Tu pourras m’écrire une lettre de recommandation le jour où j’enverrai mon cv au Vatican pour devenir reporter in ecclesia ou un truc équivalent. </p>
<p>Habemus blogum ! </p>
<div id="attachment_412" class="wp-caption alignnone" style="width: 510px"><img src="http://blog.machiavelas.com/wp-content/uploads/2011/12/Flyer.500px.jpg" alt="" title="Flyer" width="500" height="712" class="size-full wp-image-412" /><p class="wp-caption-text">(Bonus exclusif) Le flyer avec les lyrics de la choré du début, fais-toi plaisir.</p></div>
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		<title>La vie en grand</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Jul 2011 14:23:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Machiavelas</dc:creator>
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		<category><![CDATA[petit Robert]]></category>
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		<description><![CDATA[Ca fait des heures que je réfléchis à la façon d’attaquer le compte-rendu joli tout plein de l’événement planétaire auquel j’ai assisté ce week-end. J’ordonne, je trie, j’organise, je factorise. Pas moyen de pondre un truc qui m’intéresse. Il manque &#8230; <a href="http://blog.machiavelas.com/archives/328">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://blog.machiavelas.com/wp-content/uploads/2011/07/empire.v1.500px.jpg" alt="Définition du chef d&#039;oeuvre dont il est question ici" title="Chefdoeuvre" width="500" height="631" class="alignnone size-full wp-image-331" /></p>
<p style="text-align: justify;">Ca fait des heures que je réfléchis à la façon d’attaquer le compte-rendu joli tout plein de l’événement planétaire auquel j’ai assisté ce week-end. J’ordonne, je trie, j’organise, je factorise. Pas moyen de pondre un truc qui m’intéresse. Il manque un morceau. Impossible de mettre la main dessus. Notez qu’à l’instant où j’écris ces lignes je sais exactement ce qui manquait vu que c’est le sujet de l’article qui vient, mais comme j’écris cette introduction après avoir écrit le reste je me permets ce mensonge éhonté afin de berner le lecteur crédule que vous êtes. </p>
<p style="text-align: justify;">Je disais donc que je cherche quelque chose d’intéressant à raconter sur le-dit événement et que je galère un peu pour vous sortir une ligne ou deux qui sortent des sentiers battus et des poncifs du genre. Le genre en question devant être défini ci-après pour une meilleure compréhension du propos : la chronique de concert, ou de festival pour être plus précis. Une fois qu’on a dit qui a joué quoi et dans quel ordre vous conviendrez que ça se complique un peu pour être original. On peut ajouter un ou deux commentaires bien sentis pour dire si machin a bien joué, si le public a fait du bruit ou le temps qu’il a fait mais c’est pas ça qui va ouvrir la voie royale vers mon prix Pulitzer. </p>
<p><span id="more-328"></span></p>
<p style="text-align: justify;">J’ai donc débriefé avec moi-même afin d’extirper la substantifique moelle de l’événement. Après un immense effort d’introspection qui nécessiterait des années de thérapie pour les plus cinglés d’entre vous j’en suis venu à la conclusion qu’il ne fallait pas parler du tout du concert pour faire une chronique de concert originale. Ce qui a pour conséquence particulièrement cocasse d’à la fois compliquer la tâche et de la simplifier grandement. Je me sens un peu dans la peau du type qui doit rédiger le hors-série spécial carrelage de brico-magazine sans avoir le droit d’écrire le mot carrelage. On va donc parler du mastic pour les joints. Mais pas n’importe lequel hein, du mastic millésimé. </p>
<p style="text-align: justify;">Pour ce qui concerne les activités culturelles de groupe ou dites socialisantes j’ai toujours été un pragmatique : tout pour le spectacle. On va à un concert pour voir des gens jouer de la musique, on va au ciné pour voir le film, etc. Quand on pousse cette logique dans ses retranchements on finit par se dire qu’y aller seul ou accompagné ça ne change pas grand-chose. Qu’importe le vin pourvu qu’on ait l’ivresse et tutti quanti, vous voyez l’idée. La suprématie du quoi sur le qui était actée, vitrifiée, intouchable. La faute à l’habitude. En voyant la chose ainsi vous comprendrez aisément que cette perspective, si elle devait être conservée, complique sérieusement le fait de se lancer dans la chronique de concert qui ne parle pas de concert. Sauf que…</p>
<p style="text-align: justify;">Sauf que, parfois, on a du bol et on tombe sur quelqu’un qui décape les scléroses. Une personne capable de transformer des heures d’attente le cul dans les graviers en quasiment le meilleur souvenir qu’on garde d’un festival par exemple. Transmuter le pénible en feelgood c’est loin d’être donné à tout le monde. Créer de la vie en grand avec que dalle c’est pas mal, j’aimerais bien savoir faire ça. Et il y avait comme un challenge : entourés par des adolescents en rut, un pédophile évadé de prison, des métalleux avinés qui sont à deux doigts de poser leurs couilles sur votre tête et tout un tas de cas sociaux, je n’en connais pas beaucoup parmi vous qui auraient relevé le défi avec autant de brio. Le qui a repris le dessus sur le quoi en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire ! Estomaquant, ébouriffant, impressionnant, bluffant, quel talent. Rétrospectivement j’ai quand même un peu l’impression de faire dans l’enfonçage de portes ouvertes avec mon « People über alles » mais cette minute bisounours était nécessaire pour vous faire comprendre où chercher  le petit truc qui fait le sel de la vie en grand et pourquoi elle est mieux avec des gens dedans. Le gnangnan c’est pas trop le genre de la maison donc ne prenez pas de sales habitudes, le prochain article est presque prêt (après un million d’années d’interruption) et je peux vous dire que ça va dégueuler de haine, pire qu’Hitler enfermé dans une synagogue à Jérusalem. </p>
<p style="text-align: justify;">Puisqu’on fait dans l’académique aujourd’hui, sachez que la définition qu’il y a tout là-haut c’est la définition (discutable selon moi) que donne le petit Robert d’un chef d’œuvre. J’ai appris ça dimanche et j’ai un peu bloqué dessus parce que j’ai l’impression qu’elle s’applique à tellement de choses alors qu’elle devrait pas, limite on galvaude. Du coup je l’ai customisée, elle est maintenant unique et galvaudage-proof, elle est valable juste pour notre sujet du jour. Qui plus est,  stylistiquement parlant, « La vie en <i>grand</i> » illustrée par le <i>petit</i> Robert ça pourrait presque passer pour une figure de style intentionnelle qui porterait un nom chelou comme anachorète ou zeugma : une machiavelonégèse ou un machiaviécolute. Faire une chronique hors sujet et finir par parler de chef d’œuvre ça vaut peut-être un peu le coup quand même. Comme je suis en verve sur l’invention de mots on pourrait même en inventer un autre tellement ça vaut le coup, sauf que « hors d’œuvre » est déjà pris et que « chef sujet » ça serait vraiment une expression de merde que je me refuse à employer même si on me menace de me balancer dans la fosse d’un concert de Rick Ross affublé d’un costume du Ku Klux Klan. Finalement, j’ai écris un truc qui ne sert à rien, tout était déjà dans l’image au début. Le poids des mots, le choc de la photo. </p>
<p style="text-align: justify;">Une intro en quatre paragraphes pour un développement sur deux paragraphes et une conclusion bâclée en deux lignes, j’espère que vous n’avez pas trop l’impression de vous être fait pigeonner. Parce que moi, à votre place, j’aurais légèrement la sensation d’avoir la glotte qui flotte dans la bile à cet instant précis de la lecture…  C’est tellement bordélique que j’ai limite honte de vous faire lire ça. Prenez-le comme une performance littéraire underground alternative si ça peut vous aider. Vous assistez à la naissance d’un courant littéraire. Par contre je ne vais pas inventer un nom parce que ça ferait beaucoup d’inventions pour une seule note. Je cherchais un angle, c’est lui qui m’a trouvé, je plaide l’irresponsabilité totale. </p>
<p style="text-align: justify;">Des fois qu’elle ne se serait pas reconnue, je précise que cet article parle de et est dédicacé à la solaire Xxxxxx(-nacée) Xxxxxx(-mondialiste) et à sa capacité à rendre l’entracte plus intéressant que la pièce (ou comment remplir du vide avec du bien). Je ne suis qu’héliotropisme en ta présence. </p>
<p style="text-align: justify;">Sinon, Slayer über alles et Nothing else matters but Metallica ! The bell tolls for la team franco-belge. </p>
<p style="text-align: justify;">A bas la hiérarchie ! </p>
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		<title>La Cène</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Mar 2011 19:23:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Machiavelas</dc:creator>
				<category><![CDATA[Instants de grâce]]></category>
		<category><![CDATA[Alcoolisme]]></category>
		<category><![CDATA[Arnold & Willy]]></category>
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		<description><![CDATA[« God loves me. I know he loves me. I want him to stop. » Willem Dafoe &#8211; 1988 « You&#8217;re a lunatic! I&#8217;m not gonna be in no damn convent with these people. These people don&#8217;t even have sex &#8230; <a href="http://blog.machiavelas.com/archives/43">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>« God loves me. I know he loves me. I want him to stop. » Willem Dafoe &#8211; 1988</em><br />
<em>« You&#8217;re a lunatic! I&#8217;m not gonna be in no damn convent with these people. These people don&#8217;t even have sex ! » Whoopi Goldberg &#8211; 1992</em></strong></p>
<p><a href="http://blog.machiavelas.com/wp-content/uploads/2011/03/DonCamillo.500px.jpg"><img src="http://blog.machiavelas.com/wp-content/uploads/2011/03/DonCamillo.500px.jpg" alt="Mais pourquoi seignôôôr ?" title="DonCamillo" width="500" height="282" class="alignnone size-full wp-image-42" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;autre jour j’ai mangé avec des prêtres. Y’en avait plein. C’était un dimanche midi. Et je me suis pas fait chier. </p>
<p style="text-align: justify;">Du tout.</p>
<p style="text-align: justify;">Un des prêtres en question c’est mon oncle. Faut savoir qu’ils sont un peu old school dans la famille du côté paternel. Ils ont tous vu la vierge. C’est des chouans, ça doit venir de là. Tellement chouans d’ailleurs qu’il y a même un ancêtre illustre qui avait du galon chez les royalistes. Un général qui dézinguait du républicain pendant la révolution, le genre à cheval sur les principes à mon avis. On passera sous silence le fait qu&#8217;il s’est mis la honte tout seul en mourant encorné par une vache pendant une foire aux bestiaux. Le gros fail qui fait mal pour finir une carrière pourtant bien entamée, même en étant du mauvais côté du manche. Je vous laisse imaginer la blessure familiale. Manquerait plus qu’on découvre qu’on a des cousins germains un peu borderline à la  Hitler ou Pol Pot… </p>
<p><span id="more-43"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Mon oncle est donc prêtre. Mais pas n’importe lequel. Le lider maximo de sa congrégation. C’est organisé comme ça, me demandez pas plus de détails je n’y connais rien. Et là c’était un déjeuner pour commémorer la fin de son mandat. Je me suis retrouvé invité, va savoir pourquoi. J’aime autant vous dire qu’avec madame on n&#8217;en menait pas large quand les douze coups de midi ont sonné. On cauchemardait depuis la veille sur des questions existentielles. Est-ce qu’il va y avoir de l’alcool à l’apéro ?  Il faut réciter le bénédicité avant de manger ? On va prier entre les plats ? Est-ce que je peux y aller en tee-shirt ? On nous avait donné des places VIP au troisième rang dans la chapelle Sixtine pour le conclave&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Et puis en fait rien. A peine arrivés on tombe sur un gus de deux mètres de haut avec les cheveux longs qu’on va appeler Georges pour la suite de cette histoire. Georges ça lui va bien, en plus c’est son vrai nom. Georges nous met à l’aise tout de suite avec une vanne (que j’ai oubliée) et quand il ouvre la porte de la salle où se tiendront les agapes on comprend qu’on est pas là pour rigoler. Whisky, Vodka et j’en passe, tout titre à 20° minimum. Spring break chez les curés. Et Georges qui m’engueule parce que je prends pas tout de suite un truc à boire. Une vodka tonic, merci Georges. S’en suivent les présentations d’usage et la traditionnelle remise d’offrande de l’homme poli que je suis à mon hôte (qui se trouve, vous le savez déjà si vous suivez, être mon oncle). L’offrande en question se présentant sous la forme d’une boîte de gâteaux / bonbons / autres. C’est à ce moment précis que la réalité me rattrape : tout le monde s’arrête et applaudis. Standing ovation pour mes gâteaux. Merci les mecs, c’est gentil mais c’est trop. Vraiment. Réservez vos applaudissements pour Benoît ou pour le Boss.</p>
<p style="text-align: justify;">Le premier choc à peine encaissé, la deuxième lame du rasoir de la réalité passe sur le poil de mes préjugés. J&#8217;avais tablé sur un déjeuner à l&#8217;hospice avec des petits vieux grisonnants, genre anciens curés de paroisses 100% terroir, et je me retrouve devant une armée mexicaine. Nous avons donc, si je me souviens bien : cinq vietnamiens (deux prêtres et trois étudiants en théologie), un étudiant en théologie coréen (affublé d&#8217;un tee-shirt <em>The Dark Knight</em> très seyant), une sœur espagnole, une sœur portugaise, un prêtre brésilien, un prêtre polonais, un prêtre arménien et, tout de même, mes petits vieux grisonnants. Assemblée agréablement cosmopolite s&#8217;il en est.</p>
<p style="text-align: justify;">Mettons-nous à table. En face de moi : évidemment un p&#8217;tit vieux, probablement le doyen de l&#8217;assemblée. Ian McKellen avec la coupe de cheveux de Daniel Gélin et la diction de Michel Rocard. Il ne me lâchera pas la grappe de tout le repas. Le temps de comprendre que mon métier a un rapport avec internet et il est parti dans une démonstration impensable sur la supériorité de l&#8217;e-mail sur le courrier papier et la magie de l&#8217;achat en ligne. Ce cuistre se paye le luxe de m&#8217;en parler comme si je n&#8217;y connaissais rien. Il enchaîne sur la numérisation des oeuvres et là on passe aux choses sérieuses. Le bougre connaît son sujet. Ça devient même carrément intéressant. Il s&#8217;avère que mon Ian McGélin a fait le tour de plus ou moins tous les musées du monde de Tokyo à Bilbao en passant par New York, il écope internet en long, en large et en travers sur tout ce qui concerne l’art et l’architecture. Il m&#8217;a ferré en deux minutes, je me prends à rêver de conversations passionnantes jusqu&#8217;à la fin du repas. C&#8217;est le moment que choisit mon voisin de table pour râler et nous interrompre : je me sers un verre d&#8217;eau alors qu’il y a tout ce bon vin sur la table qui ne demande qu’à être bu. Fatalitas ! McGélin, en perdition, lâche la rampe et ses feux pour enchaîner sur le culinaire. Il est dithyrambique à propos du &laquo;&nbsp;Flounche&nbsp;&raquo;, un super resto à côté de Pompidou. Bizarrement ça ne me dit rien du tout, en plus je trouve le nom un peu naze pour un soi-disant restaurant sympa. Quand je réalise qu&#8217;il parle du Flunch je me sens un peu dans la peau du mec à qui on a fait miroiter un congrès du corbeau avec Mila Kunis et qui se retrouve dans un plan à trois avec Susan Boyle et Mimie Mathy&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Heureusement, les autres convives prennent le relais et sauvent le coup. Georges agrémente le repas de quelques blagues, toutes plus pourries les unes que les autres. On a même droit a des blagues de cul à base de pommes avec des bites, ce qui ne fait pas très soutane, admettons-le. Au bout de la table, la bonne sœur espagnole <em>parlche comm cha</em> et se marre tout le temps mais je ne comprends presque rien à ce qu’elle raconte, surtout quand elle explique en anglais qu’elle a vécu 15 ans aux states et que sa sœur est à Paris mais qu’elle n’est pas là parce qu’elle est chez sa sœur qui est sœur aussi (sic). Pour terminer en beauté, notre ami polonais fait honneur à sa réputation au moment d&#8217;aller chercher les digestifs. Il nous sort l’armagnac, le brandy, le cognac et le krupnik (un truc polonais importé par ses soins donc) et nous laisse choisir parmi les tord-boyaux. Lui il s’en fout, il a éclaté la bouteille de vodka pendant le repas&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Vous voyez donc que je ne me suis pas ennuyé un seul instant car, en plus d&#8217;être folkloriques, ils sont tous très sympas et fondamentalement gentils, ça en est même perturbant quand on n&#8217;est pas habitué. Pensez-y donc la prochaine fois qu&#8217;on vous propose un plan qui, a priori, sent la terrine moisie à trois kilomètres. Même si il n&#8217;y a pas de curés, on est jamais à l&#8217;abri d&#8217;une bonne surprise. Comme je suis en galère pour la conclusion je vous laisse méditer ces quelques phrases qui n&#8217;ont rien à voir:</p>
<p style="text-align: center;"><em>Personne dans le monde<br />
Ne marche du même pas<br />
Et même si la Terre est ronde<br />
On ne se rencontre pas</em></p>
<p style="text-align: center;">Les apparences et les préférences<br />
Ont trop d&#8217;importance<br />
Acceptons les différences</em></p>
<p style="text-align: center;">C&#8217;est vrai, faut de tout tu sais<br />
Faut de tout c&#8217;est vrai<br />
Faut de tout pour faire un monde</em></p>
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