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	<title>Des claques dans la bouche &#187; Banalités</title>
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	<description>Essayer c&#039;est le meilleur moyen de se planter</description>
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		<title>NO ENTIENDO NADA</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Jan 2012 22:10:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Machiavelas</dc:creator>
				<category><![CDATA[Banalités]]></category>
		<category><![CDATA[Dada]]></category>
		<category><![CDATA[Espagnol]]></category>
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		<description><![CDATA[« Je retourne en Espagne, le roi répudie la reine, la vieille épouse le perroquet, César devient roi, j’épouse César et je deviens reine ! » Louis de Funès &#8211; 1971 « We&#8217;re opening a new Globo Gym in Mexico &#8230; <a href="http://blog.machiavelas.com/archives/446">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em> « Je retourne en Espagne, le roi répudie la reine, la vieille épouse le perroquet, César devient roi, j’épouse César et je deviens reine ! » Louis de Funès &#8211; 1971</em><br />
<em>« We&#8217;re opening a new Globo Gym in Mexico City, so I&#8217;ve been boning up on my Spanish » Ben Stiller &#8211; 2004</em></strong></p>
<p><img src="http://blog.machiavelas.com/wp-content/uploads/2012/01/fc_barcelona.500px.jpg" alt="Més que un club" title="FC.Barcelona" width="500" height="375" class="alignnone size-full wp-image-455" /></p>
<p style="text-align: justify;">A mes yeux, les gens qui maîtrisent plusieurs langues sont des dieux vivants descendus parmi les hommes. Quand elle me dit qu’elle parle japonais ou quand il me dit qu’il parle hindi je me transforme instantanément en un volcan d’admiration dont les éruptions dévastatrices déversent la lave visqueuse de la jalousie sur la Pompei de mon ignorance. J’adore et j’envie. Dans mes rêves les plus fous je parle couramment japonais, chinois, arabe, russe, italien, hindi, thaï et wolof. Sauf que pour le moment je me contente malheureusement du français, de l’anglais et de quelques restes d’allemand qui doivent se limiter à « <em>Arbeit Macht Frei</em> », « <em>Schultz Staffeln</em> », « <em>Heil Hitler</em> », « <em>Wurst am Frühstück</em> » et « <a href="http://www.youtube.com/watch?v=TIKn3n7m3BI" target="_blank"><em>Wollt Ihr Das Bett In Flammen Sehen ?</em></a> ». Autant dire que je ne pourrai même pas collaborer si Angela Merkel décide de se laisser pousser la moustache et de nous éclater la ligne Maginot pour remettre le couvert en mode Blitzkrieg. </p>
<p style="text-align: justify;">Si nous étions un jour comme un autre, une fois ce constat effectué, je me contenterais de pester contre toutes les enflures polyglottes avant de retourner gentiment me coucher dans le berceau crasseux de ma flemmardise pour m’y faire bercer par cette venimeuse amie qu’est la procrastination. Mais aujourd’hui est un autre jour. Le jour où j’ai collé une droite à cette pute de berceuse. Le jour où la frustration a décroché la timballe. Le jour où ma <a href="http://www.achievement.org/autodoc/page/par0int-1" target="_blank">Rosa Parks</a> interne s’est levée, s&#8217;est rassise, a dit non et ferme ta gueule. Aujourd’hui j’ai décidé d’apprendre l’Español ! Tout seul. Et en vous racontant des conneries plus grosses que la teub d’un diplodocus qui plus est. Cette note est tellement antidatée que j’aurais presque honte de vous avoir enfumé à ce point si j’en avais quelque chose à carrer. En vrai ça fait plus d’un mois que je m’y colle. </p>
<p><span id="more-446"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi l’Español me direz-vous avec la pertinence qui vous caractérise si peu ? Excellente question, comme toujours. Je vais donc vous conter une histoire. Une histoire où le mal vous épie, tapi au coin d’une ruelle sordide, l’œil torve, affublé du rictus sadique et poisseux caractéristique des engeances malignes de son acabit. Une histoire qui vous fera hurler d’effroi. Une histoire de vilenie et d’abomination. Une histoire qui secouera vos petits êtres chétifs jusqu’au plus profond de leur âme maladive. La garantie de réveils en sursaut jusqu’à la fin de vos jours et même après, trempés de la sueur glaciale de l’angoisse et de l’oppression. </p>
<p style="text-align: justify;">Hum… Excusez-moi, je pense que <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Rod_Serling" target="_blank">Rod Serling</a> a une mauvaise influence sur moi en ce moment, il finit manifestement le boulot que Lovecraft a commencé sur mon esprit malade. L’Español c’est cool parce que ça permet d’aller dans une blinde de pays. L’Español c’est cool parce que ça ressemble quand même vachement au français. L’Español c’est cool parce qu’ils ont le bon goût de ne pas utiliser un alphabet à la con mais le bon vieux truc normal de l’occident triomphant. Vous en voulez d’autres ? J’en ai plein mais ça ne suffit bien évidemment pas. La jalousie et l’admiration n’étaient pas des moteurs assez puissants pour remettre en branle une machine aussi rouillée que ma motivation. Il me fallait plus. Du basique. Du violent. Un truc qui me casse vraiment les couilles. Ça tombe bien parce que la frustration ça a tendance à bien me les briser. ¿Por qué la frustración?  Et bien figurez-vous que pour une fois mon boulot m’a servi à quelque chose, ça vaut donc le coup d’en parler. Sachez-donc ami(e)s lecteurs/trices que j’ai été amené a récemment travailler pour la branche espagnole de ma boîte, j’irai même jusqu’à dire piloter une certaine partie de l’activité pour me faire mousser un peu. Et il s’avère que les collègues posés sur ladite branche sont extrêmement cools. Ce qui m’a évidemment posé un énorme problème car, bien que j’arrive à piger l’essentiel de ce qui se dit lors d’une conversation, j’étais incapable de répondre autre chose que « <em>Sí</em> », « <em>No</em> » et « <em>La cuenta por favor</em> ». Autant dire que c’est le meilleur moyen pour passer pour l’empereur des abrutis. Sur mon échelle de frustration je donne un 99% au fait de rencontrer quelqu’un d’intéressant et d’être seulement capable de communiquer avec des onomatopées pathétiques à peine plus intelligibles que Stephen Hawking qui chanterait <a href="http://www.youtube.com/watch?v=5UWRypqz5-o" target="_blank">Born to be wild</a> avec une chaussette dans la bouche. Moi qui suis si d’ordinaire si spirituel, comment oserais-je priver une part entière de l’humanité de ma légendaire qualité réthorique ? Je me devais de réparer cet affront fait à l’humanité hispanophone. </p>
<p style="text-align: justify;">J’ai donc lancé l’opération <em><strong>Chorizo para todos</strong></em>. <em>L’Espagnol pour les nuls – extended edition</em>, le <em>Bled &#8211; Grammaire espagnole</em>, le <em>Bled &#8211; Vocabulaire espagnol</em>, un dictionnaire au cas où et je suis équipé pour parer à toute éventualité. J’utilise la même technique que celle qui a déjà bien fonctionné pour aller vite en anglais et lâcher la grammaire à la con le plus tôt possible. Je lis tout ce que je peux en espagnol, je regarde des films en espagnol, j’écoute des chansons en espagnol. Olé ! Bon, en fait de lecture pour le moment je me contente de lire, relire et encore relire les 25 premières pages de <em>La Mala Hora</em> de Gabriel Garcia Márquez (au moins une fois par jour) jusqu’à ce que ça rentre et qu’il me reste plus un seul mot de ces 25 pages que je ne comprenne pas. Cette tactique est d’une puissance absolue croyez-moi : un des premiers livres que j’ai lu en anglais c’est Harry Potter. Comme ça passait tout seul j’ai pris la confiance et j’ai enchaîné juste derrière avec <em>American Tabloïd</em> de James Ellroy et là ça m’a calmé tout de suite, je crois bien que j’ai dû lire les cinquante premières pages de ce bouquin au moins 5 fois. Faut dire qu’à la première lecture je n’avais même pas compris que les spics ça désignait les hispaniques. Le slang des fifties c’est un peu optimiste quand on n’a qu’un livre pour enfant à son tableau de chasse. Mais une fois passé la douloureuse tout me paraissait d’une simplicité enfantine. Une success story toute tracée malgré la petite faille de cette magnifique méthode d’apprentissage : un vocabulaire dramatiquement inadapté à la plupart des situations de la vie quotidienne. Je sais que les Bisounours c’est les Osos amorosos mais je ne sais pas demander une fourchette au restaurant ou m’acheter une paire de chaussettes tout seul. Au moins vous savez pourquoi les Dieux vivants marchent pieds nus. </p>
<p><iframe width="640" height="480" src="http://www.youtube.com/embed/Oxyzky_WPHU?fs=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: justify;">[Dedicado a mi profe que es mágica porque es la única que entiende mis diatribas dadaístas y que habla francés aún más hardcore que mi español. (Ne cherchez pas, cette phrase n’a probablement aucun sens)] </p>
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		<title>Le jour où j’ai pas loué un camion</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Sep 2011 23:13:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Machiavelas</dc:creator>
				<category><![CDATA[Banalités]]></category>
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		<description><![CDATA[Prendre des p&#8217;tits bouts de trucs et puis les assembler ensemble&#8230; Déjà quand tu arrives dans le parking souterrain et que tu cherches le camion, tu passes devant sans même le regarder tellement il a l’air d’une épave qui aurait &#8230; <a href="http://blog.machiavelas.com/archives/403">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://blog.machiavelas.com/wp-content/uploads/2011/09/OptimusPrime.500px.jpg" alt="I'm a fucking Prime" title="OptimusPrime" width="500" height="302" class="alignnone size-full wp-image-402" /></p>
<p style="text-align: justify;">Prendre des p&#8217;tits bouts de trucs et puis les assembler ensemble&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Déjà quand tu arrives dans le parking souterrain et que tu cherches le camion, tu passes devant sans même le regarder tellement il a l’air d’une épave qui aurait été abandonnée là après avoir été brûlée par un optimiste pour tenter l’arnaque à l’assurance la plus minable de l’histoire du genre humain (Neandertal compris). Tu tournes à droite, à gauche, tu regardes au fond et puis arrive le moment où tu te rends compte qu’il n’y a vraiment pas d’autre option : le truc bleu recouvert d’une strate de poussière est bien le véhicule que tu es censé conduire sur plusieurs centaines de kilomètres. Et tu sais même pas si il va tenir le coup jusqu’à la rampe de sortie du parking…</p>
<p style="text-align: justify;">La camionnette de René. Je n&#8217;ai jamais vu ce type mais je crie respect. </p>
<p style="text-align: justify;">L’incrédulité est telle qu’il me faut bien dix minutes pour reprendre mes esprits et me résoudre à entreprendre un petit tour d’inspection du bazar. La bonne nouvelle c’est qu’il y a bien les quatre roues, deux de chaque côté, et des portes partout où on espère en trouver. Bon d’accord la double porte du fond est attachée avec de la ficelle, mais au moins elle a l’air fermée si on ne regarde pas de trop près. La porte latérale c’est une autre histoire : elle est tellement bien ajustée qu’on peut passer la main à l’intérieur sans même l’ouvrir. Pratique quand on perd ses clefs. Par contre j’ai un moment de doute quant à l’existence des fenêtres tellement la différence d’opacité entre les vitres et la carrosserie est proche de zéro. </p>
<p><span id="more-403"></span></p>
<p style="text-align: justify;">C’est en ouvrant les portes à l’arrière que je prends réellement conscience de la gravité de la situation. S’étend devant moi un incroyable capharnaüm dont le matériau de base semble être des couvertures volées à des sans-abris syphilitiques au début des années quatre-vingt. Monter là-dedans c’est exactement comme pénétrer dans la cabane du plus crade des lépreux du plus crade des bidonvilles de la plus crade des villes du tiers-monde, genre Calcutta qui se réveillerait dans une flaque de la gerbe d’un chien errant de Kibera après avoir été violée par un clochard… Rien que d’être là j’ai envie de m’asperger d’essence et mettre le feu à mes fringues tellement je sais que tout ce qui entre en contact avec cet endroit choppe instantanément la malaria. Je suis néanmoins assez fier de moi car je viens de me placer d’un coup d’un seul dans la short list pour le prix Nobel de médecine de cette année, à moi les 10.000.000 SEK. Sang contaminé, encéphalite spongiforme bovine, hormone de croissance, chikungunya, Marine Le Pen, ebola, amiante, Tchernobyl, escherichia coli, grippe aviaire, etc. Je viens de trouver l’unique source à l’origine de toutes les crises sanitaires de ces trente dernières années. </p>
<p style="text-align: justify;">Comme nous sommes sur un blog familial je me dois de vous épargner les détails sordides, sachez juste qu’il a fallu évacuer le plus gros du bordel et une putain de bibliothèque gigantesque vers un coin sombre du parking afin de rendre le camion utilisable. Il n’était bien sûr pas question de jeter les trésors de René. Vient ensuite le moment délicat où il faut prendre possession de l’habitacle, qui est bien sûr du même acabit que la plage arrière. Première impression sympa, le siège en cuir éventré façon rame du RER C, celle des années soixante, avec les imprimés fausse moquette marron sur les cloisons. René a beau avoir habilement placé un coussin de canapé élimé en guise de dossier, on sent bien que ça ne va pas suffire. La prise en main est plutôt bonne. Le volant me colle aux mains, au sens littéral du terme. Le pommeau du levier de vitesse aussi. Il me reste d’ailleurs dans la main quand je passe la première. En examinant le reste d’un peu plus près j’ai l’impression d’être dans la version Fisher-Price d’un vrai camion, tout est réduit à sa plus simple expression : pas de poignées, aucun moyen d’actionner les fenêtres des portières, tous les boutons du tableau de bord sont plus ou moins tombés et, le camion ayant été mis en vente du temps des 78 tours, il n’est bien sûr pas question d’envisager un quelconque autoradio. Au moins rien ne pourra me distraire durant la conduite. </p>
<p style="text-align: justify;">Après un petit tour dans Paris voici venu le temps des grands espaces : objectif autoroute. Sans oublier bien sûr de faire le plein avant de partir afin d’avoir droit à la première blague de la journée en arrivant à la station-service. A priori le bouton permettant de débloquer la ceinture de sécurité est tombé à un moment ou à un autre, plus aucun moyen de se détacher. Petit numéro de contorsions devant les pompes à essence pour enfin s’extirper de ce piège infernal avec grâce et élégance, le tout en bloquant tout le monde derrière. Comme le camion date d’une époque où on avait encore confiance en l’humanité, le bouchon du réservoir s’ouvre sans clef, c’est la première fois que je vois ça. C’est aussi là que j’apprends qu’on peut encore acheter des bouteilles de je-ne-sais-quoi pleines de plomb afin d’en mettre dans le réservoir pour transformer l’essence sans plomb en essence avec du plomb. Le camion de René ne roule pas au sans plomb, je suis au volant du Fukushima de la route, bonjour l’empreinte carbone. Et qu’on mette cinq ou quarante litres d’essence ne change pas grand-chose à l’affaire : la jauge ne bouge pas d’un iota et reste en dessous de zéro. </p>
<p style="text-align: justify;">Autoroute. Enfer. </p>
<p style="text-align: justify;">La boîte de vitesse est impensable, j’ai l’impression de laisser des pignons sur la route à chaque fois que j’embraye. C’est aussi l’occasion de découvrir qu&#8217;il n&#8217;y a que quatre vitesses en essayant de passer la cinquième et en tombant sur la troisième. De toute façon il n’y a que la seconde et la quatrième qui semblent fonctionner sans faire le même bruit que Robocop qui se casserait la gueule dans un escalator avec une shampouineuse dans les mains. L’aiguille du compteur de vitesse étant coincée sur le 70 je considère que je roule à 70 Km/h quelle que soit la topologie de la route, j’ai hâte de voir la gueule des gendarmes qui m’arrêteront. Les premiers kilomètres m’ont également appris que, passé une certaine vitesse (au hasard, on va dire 70) les roues avant chassent dans tous les sens et qu’il faut tenir le volant à deux heures sur la droite pour aller tout droit sinon c’est direct dans les glissières. Autant vous dire que je n’ai jamais été aussi concentré de ma vie. Cette concentration extrême me permet de savourer pleinement le moment le plus humiliant de ma vie quand un camion, genre trente-huit tonnes balaise, me double comme si j’étais arrêté au bord de la route. </p>
<p style="text-align: justify;">Retour. Autoroute. La nuit. Enfer au carré. </p>
<p style="text-align: justify;">Quand il commence à faire sombre, la tradition veut qu’on allume les phares afin de faire connaître sa présence aux autres automobilistes et, si possible, voir où on met les roues (cf. code de la route). C’est sans compter sur Optimus René. Comme le tableau de bord ne s’allume pas et qu’aucun voyant ne daigne faire semblant d’essayer d’être utile, pas moyen de savoir si les phares sont allumés quand survient le crépuscule mais qu’il ne fait pas encore assez nuit pour voir la lumière devant. Mon ingéniosité sans limite entre heureusement en action et me permet de repérer le seul mec qui roule encore moins vite que moi (non ça n’est pas un tracteur).  Je me colle à moins de deux mètres derrière lui pour voir si mes feux sont allumés dans les reflets sur son pare choc. Bingo. Une dernière pour la route ? Quand tu mets le clignotant les phares s&#8217;éteignent…</p>
<p style="text-align: justify;">Même si ça parlait de morceaux de déménagement, rassure-toi Internet, je reste capital, à la vie, à la mort. </p>
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		<title>Chouette</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Jul 2011 12:52:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Machiavelas</dc:creator>
				<category><![CDATA[Banalités]]></category>
		<category><![CDATA[Chouette]]></category>
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		<description><![CDATA[C’est officiel depuis hier : il y a dorénavant une quatrième personne dans mon entourage plus ou moins proche qui utilise de façon récurrente le mot « chouette ». Je le confesse, j’ai longtemps pensé que c’est une tournure qui &#8230; <a href="http://blog.machiavelas.com/archives/345">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://blog.machiavelas.com/wp-content/uploads/2011/07/chouette.500px.jpg" alt="" title="Chouette" width="500" height="375" class="alignnone size-full wp-image-347" /></p>
<p style="text-align: justify;">C’est officiel depuis hier : il y a dorénavant une quatrième personne dans mon entourage plus ou moins proche qui utilise de façon récurrente le mot « chouette ». Je le confesse, j’ai longtemps pensé que c’est une tournure qui n’était plus usitée depuis le <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/I_Have_a_Dream" >28 août 1963</a> même si il y a eu un petit revival dans le courant des années 80. Quand on me dit ou m’écrit « c’est chouette » j’imagine ça :  mon interlocuteur(-trice) habillé(e) d’un pull  jacquard turquoise et mauve avec de grosses lunettes à verres fumés et un pantalon en velours marron . Derrière lui (ou elle), entre deux rideaux jaune moutarde, une fenêtre est ouverte sur une forêt pluvieuse. Et la chouette est là, dans les branchages, un mulot mort dans le bec, en train de me scruter de ses grands yeux exorbités. Faut avouer que vu comme ça on peut comprendre que ça ne soulève pas l’enthousiasme le plus fou. </p>
<p style="text-align: justify;">Sauf qu’en y regardant de plus près, les quatre personnes citées ci-dessus comptent parmi les personnes les plus cools que je connais, d’assez  loin qui plus est…  C’est le genre de découverte capable de chambouler un système de valeurs qui avait jusqu’ici fait preuve d’une insubmersibilité totale. Puisque je ne saurais me résoudre à brutalement décoolifier ce merveilleux quartet il ne me reste qu’à rendre les armes et à accepter d’élever le « c’est chouette » au pinacle qui lui est dû. Comment résister à une lame de fond d’awesomeness aussi skillée ? Ces gens sont décidément trop chouettes même avec un futal en velours et des rideaux dégueulasses. <3<3<3 </p>
<p style="text-align: justify;"><img src="http://blog.machiavelas.com/wp-content/uploads/2011/07/orly.150px.jpg" alt="" title="ORly" width="150" height="150" class="alignleft size-full wp-image-348" /><br/><br/><i>En ancien français, le verbe « choeter » signifiait « faire le coquet » et naturellement « la coquette ». On a donc parlé d’une « femme chouette » puis d’une « chouette femme ». Rien à voir avec un quelconque volatile ou une affinité déplacée pour les rapaces nocturnes donc.</i></p>
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		<title>J&#8217;ai commis un blog</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Mar 2011 15:10:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Machiavelas</dc:creator>
				<category><![CDATA[Banalités]]></category>
		<category><![CDATA[Mégalomanie]]></category>
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		<category><![CDATA[Placenta]]></category>

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		<description><![CDATA[« It’s alive ! » Colin Clive – 1931 « Mother, they’re still not sure it’s a baby ! » Charlotte Stewart &#8211; 1976 Bien le bonjour. Installez-vous et laissez moi vous conter fleurette en ce premier article. Pas de &#8230; <a href="http://blog.machiavelas.com/archives/9">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>« It’s alive ! » Colin Clive – 1931</em><br />
<em>« Mother, they’re still not sure it’s a baby ! » Charlotte Stewart &#8211; 1976</em></strong></p>
<p><a href="http://127.0.0.1:8888/blog/wp-content/uploads/2011/01/eraserhead.baby_.500px.jpg"><img class="size-full wp-image-31 alignnone" title="eraserhead.baby" src="http://blog.machiavelas.com/wp-content/uploads/2011/03/eraserhead.baby_.500px.jpg" alt="Not a baby" width="500" height="333" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Bien le bonjour. Installez-vous et laissez moi vous conter fleurette en ce premier article. Pas de malentendus hein, si vous croyez que je vais me répandre, vous expliquer qui je suis, ce que je fais ou la marque de mes caleçons vous vous fourrez la jambe dans le cul jusqu’au genou. On est pas là pour ça. Ce blog c&#8217;est pas un divan, c&#8217;est une planche à clous.</p>
<p style="text-align: justify;">Passons rapidement les préliminaires : le pourquoi du comment de l’existence de ce blog et à quoi il va servir (LOL @ toi lect-eur/-rice qui a répondu ‘rien’, je ne te mérite pas). Ca devrait vous permettre de vous faire une idée sur la teneur de ce qui suivra et trancher entre lire le reste, ajouter à vos favoris, liker comme une pucelle sur facebook (vous pouvez toujours essayer, y’a pas de widget et j&#8217;ai pas envie de me faire chier à chercher comment on fait pour ajouter ces merdes) ou faire passer le tout au rayon des expériences désagréables que vous aurez le bonheur de ne jamais reproduire mais dont les répercussions nécessiteront tout de même quelques années de thérapie (un peu comme le souvenir de cette vidéo de midget pr0n avec les ponayz et le fakir bolivien qui vous réveille toutes les nuits).</p>
<p><span id="more-9"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><em>* Notez en passant que je viens de placer ‘midget’ seulement parce que le ‘widget’ au dessus m’y a fait pensé.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>* Notez en repassant que je viens de vous révéler un indice inutile sur ma personne en reproduisant astucieusement la technique dite du bonus DVD : ‘commentaire réalisateur’ inséré au cœur même de l’article. Je suis donc le genre de personne qui perd son temps à regarder ces improbables bonus.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>* Notez en trépassant que j’aime aussi les parenthèses, les didascalies, les listes, les phrases alambiquées et plus généralement tous les artifices qui me permettront de rendre la lecture la plus pénible possible. Il y a un piège dans la phrase précédente, ne tombez pas dedans, ça serait franchement indigne.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour en revenir à nos mouflons, ce blog est un ovule d’affliction fécondé par un spermatozoïde de frustration suite au craquage de la capote de la fainéantise. Si l’accouchement se passe bien il sera ensuite élevé au petit lait de la connerie.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur internet y’a plein de gens, et comme ce sont peu ou prou les mêmes gens que dans les autres endroits où il y’a plein de gens on peut en déduire que la plupart sont insupportables/des gros cons/inutiles. 99% des blogs sont des merdes lyophilisées ; les threads dans la plupart des forums sont des purges de calibre 69 ; les commentaires des internautes sur les articles de presse en ligne me font l’effet d’un viol oculaire. Comme vous êtes des personnes de goût vous conviendrez aisément qu’il est difficile de ne pas être affligé devant tant d’infamie. Voilà donc l&#8217;ovule dont nous parlions plus haut (essayez de suivre).</p>
<p style="text-align: justify;">Jusqu’à présent ma philanthropie s’est toujours violemment heurtée au mur de ma fainéantise dès qu’il s’agissait de ne pas laisser sans réponses une telle quantité de billevesées. Il m’arrivait bien de poster mon avis éclairé de ci de là mais tout cela restait épisodique, l’ampleur de la tache étant colossale pour un procrastinateur tel que moi. Ma fainéantise est malheureusement tellement puissante qu&#8217;elle arrive à se fainéantiser elle-même, comme une conne. Du coup elle marche vachement moins bien depuis quelque temps. Je me suis donc lancé dans une sainte croisade contre la connerie sous toutes ses formes. Que celui qui n&#8217;a jamais gouté la joie de piétiner un troll sur le forum d&#8217;allociné ou de saccager le rectum d&#8217;un lecteur du figaro me jette la première pierre. Seul problème de cette magnifique stratégie : c&#8217;est certes défoulant mais aussi inefficace qu&#8217;un japonais essayant d&#8217;arrêter un tsunami/une explosion nucléaire avec une pelle à tarte. La trotteuse rappelle le bon vieux temps de la procrastine. D&#8217;où une certaine frustration. La métaphore et la grossesse arrivent à leur terme avec ce beau spermatozoïde tout frais.</p>
<p style="text-align: justify;">L’heure est donc à la rationalisation, l’optimisation, la mutualisation et tout un tas de super mots en –tion qui font fureur au MEDEF. Pourquoi se faire chier à en foutre partout alors qu’on peut tout mettre au même endroit (loi dite des water closet) ? Hein, pourquoi ? Si vous avez péniblement tenu jusque là vous vous réjouirez sans doute d’apprendre qu’il y’a quand même une chance sur deux que le bébé finisse au congèle ou enterré au fond du jardin. Dans le cas contraire, sachez déjà que Michael Bay réalisera mon biopic. En plus je vous ai bien niqués, c&#8217;est la fin du post et vous ne savez toujours pas de quoi ce machin parlera, faudra revenir du coup (cheap teasing is still teasing).</p>
<p style="text-align: justify;">Vous considérez que c’est naze de filer la métaphore de l’accouchement pour un lancement ? Que cet article dégueule de mégalomanie ? Que la guerre c&#8217;est pas cool ? Que Mouammar Kadhafi est vraiment trop méchant ? N’hésitez pas à laisser un commentaire pour m’insulter, me demander mes coordonnées pour me faire parvenir un stock de pilules du lendemain ou lancer une pétition pour faire l’apologie de la mort subite du nourrisson. Susciter la haine sur l’intraweb c’est déjà exister (j’y reviendrai). </p>
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