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	<title>Des claques dans la bouche &#187; Leçons de vie</title>
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	<description>Essayer c&#039;est le meilleur moyen de se planter</description>
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		<title>L&#8217;été indien</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Aug 2011 19:15:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Machiavelas</dc:creator>
				<category><![CDATA[Leçons de vie]]></category>
		<category><![CDATA[Guide pratique]]></category>
		<category><![CDATA[Joe Dassin]]></category>
		<category><![CDATA[Sexe facile]]></category>

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		<description><![CDATA[Le temps de la rentrée arrive bientôt. C’est la fin des illusions. Le retour à la réalité s’annonce difficile pour toi ami lecteur. Tu as vécu un été parfait, comme dans un rêve mais en mieux. L’amour a sonné à &#8230; <a href="http://blog.machiavelas.com/archives/359">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><object width="640" height="385"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/SQ9acTpB0ic?version=3"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/SQ9acTpB0ic?version=3" type="application/x-shockwave-flash" width="640" height="385" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: justify;">Le temps de la rentrée arrive bientôt. C’est la fin des illusions. Le retour à la réalité s’annonce difficile pour toi ami lecteur. Tu as vécu un été parfait, comme dans un rêve mais en mieux. L’amour a sonné à toutes tes portes comme un gamin facétieux un soir d’halloween. Tu ne souhaites qu’une chose : prolonger un peu la féérie. Tirer sur la ficelle de la grande pelote de la vie comme un chaton, continuer à arborer ton sourire béat quelque temps encore. Laisser la chemise ouverte, regarder, d’un œil détaché mais lubrique,  les jambes des filles frivoles qui mangent leur glace à la vanille, boire un verre de rosé en terrasse, brûler la chandelle par les deux bouts. Mais tu sais pertinemment que tu es condamné à retourner creuser ta tombe pendant onze mois. Reprendre un taf tout gris, dans une ville toute grise, avec des gens tout gris pour une vie toute grise. On va pas se mentir, elle te fait pas trop rêver ta vie. Et t’as plutôt raison si je peux me permettre de faire preuve d’honnêteté.</p>
<p style="text-align: justify;">Tu penses que c’est foutu ? Que le suicide tend vers toi ses bras sordides et velus ? Pessimiste que tu es ! J’en rirai presque si le sujet n’était pas si grave. Et oui, le suicide, franchement, c’est pas vraiment un choix de winner. Heureusement que je suis là. J’ai mieux pour toi. Une perspective, un avenir, la lumière mais sans le bout du tunnel. Ne me remercie pas, c’est cadeau. Faisons d&#8217;abord appel, si tu veux bien, à la sagesse populaire pour savoir de quoi il retourne.<br />
Comme le disait si bien le grand Joe Dassin :</p>
<p style="text-align: center;"><em>« On ira où tu voudras, quand tu voudras<br />
Et on s&#8217;aimera encore, lorsque l&#8217;amour sera mort<br />
Toute la vie sera pareille à ce matin<br />
Aux couleurs de l&#8217;été indien »</em></p>
<p><span id="more-359"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Relis-le encore une fois avant la suite, il faut t’imprégner. Voilà tu sais dorénavant ce qu’on cherche : ton putain d’été indien. L’été après l’été. A partir de maintenant, je suis désolé pour les filles, on va rester un peu entre hommes parce que, pour vous, tout le monde sait que l’été indien c’est en janvier, pendant les soldes…</p>
<p style="text-align: justify;">Nous (les hommes) sommes des créatures à la fois complexes et basiques : notre animalité est la clef, ne la renions pas. On va donc revenir aux fondamentaux. Ami lecteur, un dernier effort ! Focalise ! Introspecte ! Regarde encore plus près. Qu’est-ce que tu vois ? Qu’est-ce qui te motorise ? Le seul truc qui te motive ? L’alpha et l’oméga de ta pensée ? Une obsession intarissable ? La soif inextinguible qui t’amène toujours plus loin, plus haut, plus fort ! La seule et unique raison qui te pousse à te cultiver, à gagner de l’argent, à essayer de faire du sport et à te laver régulièrement. Le sexe bien sûr !</p>
<p style="text-align: justify;">Décryptons rapidement le gentil couplet de Joe pour nous en convaincre :</p>
<p><em>« Où tu voudras, quand tu voudras »</em><br />
Bon là c’est limpide, avec toi c’est où tu veux, quand tu veux, coquine. Joe ne fait pas dans la dentelle.</p>
<p><em>« On s’aimera encore même quand l’amour sera mort »</em><br />
Point d’allusion à la nécrophilie ici, même si certains y trouvent leur bonheur. Qu’est-ce que tu veux que ça soit « s’aimer quand l’amour est mort »  si ce n’est du sexe gratuit, sans lendemain, du sexe sans amour. Pas de causes, pas de conséquences. Du plaisir immédiat. Joe nous conte l’ivresse des slips.</p>
<p><em>« Toute la vie sera pareille à ce matin »</em><br />
Joe est ambitieux, une nana par jour pendant TOUTE TA VIE. Oui, oui, tu as bien lu. Il a raison, il faut te fixer des objectifs sérieux.</p>
<p><em>« Aux couleurs de l’été indien »</em><br />
Un dernier indice pour t’annoncer qu’il faut que tu utilises toute les ruses de sioux possibles et imaginables pour arriver à tes fins. Normal.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout ceci m’amène donc à faire preuve d’une philanthropie absolument contre nature pour t’aider à vivre une rentrée haute en couleurs. J’ai donc la joie de t’offrir rien de moins que :</p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>LE GUIDE DU SEXE FACILE POUR LES LOSERS</strong></span></h2>
<p style="text-align: justify;">La première chose à savoir c’est que tu n’as absolument aucun travail à faire sur toi-même. N’écoute pas ceux qui te disent le contraire, ce sont des charlatans, des jaloux ou, pire encore, des meufs. Reste toi-même, c’est la meilleure façon d’assurer en toute décontraction. Comme le dit un célèbre proverbe dogon :  « chaque sandale est faite pour un pied ». Il faut donc que tu te concentres sur le choix de ta cible, afin de trouver celle que tu pourras enfiler aussi facilement que ta première basket, si on veut filer encore un peu la jolie métaphore dogone.<br />
J’ai donc compilé en une petite liste, bien heureusement non exhaustive, quelques-unes des cibles qui pourraient faire l’affaire sans demander trop d’efforts de ta part.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>LA TOXICOMANE</strong><br />
Assise par terre dans les couloirs du métro ou agenouillée dans les buissons dans un square à Stalingrad. Ses yeux dans le vague et le petit filet de salive délicatement séché au coin de sa bouche la rendent facilement identifiable. N’hésite pas à l’aborder directement, en utilisant des mots simples. Tu devrais pouvoir en faire ta princesse de l’amour en lui promettant une tablette de subutex (tu n’es pas obligé de tenir ta promesse).</p>
<p><em>Avantages :</em><br />
- Sa mémoire défaillante permet d’expérimenter des choses un peu alternatives sans trop se préoccuper des conséquences judiciaires<br />
- Tu peux inviter tes amis</p>
<p><em>Inconvénients :</em><br />
- Probablement séropositive<br />
- A les dents qui tombent</p>
<p><em>Variante :</em> l’alcoolique</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>LA HANDICAPEE MENTALE</strong><br />
Une valeur sûre. Emile Louis a ouvert la voie, les tabous sont en train de chanceler, c’est le moment de tenter ta chance. Fais toi engager en tant que stagiaire dans un centre spécialisé et transforme le en palais des mille et un plaisirs. Si tu as de la chance ta dulcinée fera peut-être une crise d’épilepsie pendant l’acte, le space mountain du sexe !</p>
<p><em>Avantages :</em><br />
- Tu peux facilement émouvoir le jury au procès en plaidant le droit à l’amour pour les gens différents et t’en tirer avec des travaux d’intérêt général.<br />
- Son regard est tellement inexpressif que tu ne ressentiras aucune culpabilité</p>
<p><em>Inconvénients :</em><br />
- Aucun esprit d’initiative<br />
- Son regard est tellement inexpressif que tu risques de te faire un peu chier</p>
<p><em>Variante :</em> la chti</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>LA MOCHE</strong><br />
Alors là attention ! La moche c’est comme le plutonium, il faut la manipuler avec précaution et ne pas rester trop longtemps en contact pour ne pas finir définitivement irradié. Elle sait déjà qu’elle est moche, alors n’essaye pas de lui vendre du compliment absurde. Ici, joue donc la carte de la beauté intérieure, personne n’y croit mais si ça te permet d’y finir (à l’intérieur) tout le monde est content.</p>
<p><em>Avantages :</em><br />
- Tu es le premier mec qui accepte de coucher avec elle depuis 4 ans, elle se donnera à toi corps et âme<br />
- Avec un peu de bol, son corps n’a rien à voir avec sa tête</p>
<p><em>Inconvénients :</em><br />
- Possible haut-le-cœur en cas de position du missionnaire (en levrette, on ne voit pas la tête)<br />
- Dégoût de soi à la fin de l’acte, choc post-traumatique éventuel</p>
<p><em>Variante :</em> la grosse</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>LA LOLITA</strong><br />
Ah la joie des premiers émois adolescents ! Revivre ces sensations enivrantes sans les inconvénients intempestifs de l’époque (trouver le trou du premier coup par exemple). La lolita est d’une naïveté confondante, elle croit encore au grand amour la pauvre… Invite-la au cinéma et offre lui un mac deluxe après le film, tu seras son prince charmant. Dis-lui que tu l’aimes, elle gobera n’importe quoi (et surtout un truc en particulier, si tu vois ce que je veux dire).</p>
<p><em>Avantages :</em><br />
- Si tu as un micro-pénis tu pourras lui faire croire que tu es tout à fait normal<br />
- Elle t’aime et elle te le montre</p>
<p><em>Inconvénients :</em><br />
- Peut avoir un père ou un grand frère susceptible<br />
- Forte tendance à surjouer le traumatisme de la rupture, potentiellement suicidaire</p>
<p><em>Variante :</em> la villageoise qui a arrêté l’école à 14 ans</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>LA MILF</strong><br />
L’éternel phantasme ! C’est comme te taper ta mère sans les heures de thérapie qui vont avec. La femme parfaite, qui te fera le petit dèj après une nuit torride. Au lit, elle veut te montrer qui commande et t’en mettre plein la vue pour te faire oublier vos 22 ans d’écart. Facile à trouver, tu n’as qu’à parler aux mères de tes potes.</p>
<p><em>Avantages :</em><br />
- Son expérience encyclopédique<br />
- La frustration d’une vie maritale fade et monotone lui confère un surcroît de motivation appréciable</p>
<p><em>Inconvénients :</em><br />
- Sécheresses vaginales possibles (ménopause), tu as parfois l’impression de fourrer un paquet de chips<br />
- Distensions vaginales (nombreuses grossesses ou épisiotomies), tu ne touches plus les bords</p>
<p><em>Variante (payante) :</em> la prostipute de la rue Saint Denis</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>LA SUR-BONNASSE</strong><br />
Je  devrais  pas t&#8217;en parler normalement parce que c&#8217;est un peu risqué pour un  béotien  comme toi. C&#8217;est le Graal, quasiment inaccessible. Pour elle le talent  ne  suffit pas, il faut en plus de la chance. La sur-bonnasse c’est la  meuf  tellement  incroyable qu’elle fait peur à tout le monde, personne n’ose  l’aborder  ou  lui parler, du coup elle vit dans la solitude la plus totale, isolée dans sa tour d’ivoire où l’intrépide comme toi n’a plus qu’à se baisser pour cueillir sa fleur juteuse.</p>
<p><em>Avantages :</em><br />
- Aucun problème d’érection pour les soixante prochaines années<br />
- Agréable sensation d’être un Dieu vivant</p>
<p><em>Inconvénients :</em><br />
-  Quand tu auras montré aux autres que c&#8217;est possible, ils essaieront tous de te la piquer<br />
- Tu vas vouloir l&#8217;épouser</p>
<p><em>Variante :</em> Aucune, elle est unique</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>LA SANS-PAPIERS</strong><br />
Comment ne pas être ému par cette petite chose terrorisée ? Traquée, fatiguée, toujours sur le qui-vive, elle saura se montrer extrêmement reconnaissante si tu lui fais miroiter un titre de séjour (un faux grossier fera l’affaire, elle ne sait pas lire le français). Un programme d’échange culturel qui te permettra de découvrir les plaisirs interdits des lointaines contrées exotiques !</p>
<p><em>Avantages :</em><br />
- Tu fais une bonne action en lui proposant un toit, même si ça n’est que pour la nuit ou pour une heure<br />
- Tu peux toucher une récompense du ministère de l’intérieur quand tu la dénonces</p>
<p><em>Inconvénients :</em><br />
- Odeur corporelle un peu forte si elle est restée longtemps à la rue<br />
- Elle est sûrement enceinte, attention à l’aérophagie !</p>
<p><em>Variante :</em> la SDF</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’HOMME</strong><br />
Pour les hommes qui n’ont pas froid aux yeux et qui ont chaud au cul. Si tu es avide d’expériences inédites (ça ne compte pas si tu es déjà homosexuel ou bisexuel) ou si tu es d’un naturel curieux, tu peux essayer de poser la tête sur le torse imberbe d’un bel éphèbe recruté dans la backroom. Dépaysement garanti !</p>
<p><em>Avantages :</em><br />
- Pas de conversations intempestives, tu peux aller droit au but<br />
- Contrairement à la plupart des femmes il acceptera de te lécher le cul</p>
<p><em>Inconvénients :</em><br />
- Entrer en contact avec un autre sperme que le sien<br />
- Forte douleur anale au réveil</p>
<p><em>Variante :</em> le travelo</p>
<p style="text-align: justify;">Si tu as vraiment du mal à concrétiser, n’hésite pas à faire des combos pour mettre toutes les chances de ton côté : la toxicomane moche, la sans-papiers orpheline de 15 ans, etc. Ta créativité doit être sans limites ! Et quoi qu’il arrive, souviens-toi bien d’une chose : l’amour ça se fait à deux (au minimum) et si tu fais ce qu’il faut pour traiter ta partenaire comme une déesse elle te le rendra au centuple (sauf si elle est morte). Quelles que soient les circonstances, garde également en tête l’adage moldave : « sexe sans consentement, gros ennuis au tournant ». Le but n’est pas de te retrouver enfermé dans un quartier de haute sécurité à te faire cartonner la pastille par les pires pointeurs de l’histoire. Il conviendra ainsi de te comporter en gentleman. Pense plaisir réciproque et partagé, joie d’être ensemble. Aussi éphémère soit-il, cet amour n’en sera pas moins beau.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est l’automne. Il pleut, il mouille, c’est la fête à la cramouille.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>NB : si vous avez trouvé cette note horrible, scandaleuse, dégueulasse ou autre chose dans le genre, dites-vous bien que j’ai censuré les paragraphes sur les polyhandicapées physiques et les enfants rescapés de la Shoah, ça aurait donc pu être bien pire que ça. Voyez le verre à moitié plein pour une fois dans votre vie de merde et essayez de rigoler un peu. Même les hyènes y arrivent. En plus j’en ai <a href="http://blog.machiavelas.com/disclaimer">rien à carrer</a> de votre avis. </em></p>
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		<title>Mon père a toujours raison</title>
		<link>http://blog.machiavelas.com/archives/38</link>
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		<pubDate>Thu, 12 May 2011 20:27:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Machiavelas</dc:creator>
				<category><![CDATA[Leçons de vie]]></category>
		<category><![CDATA[Boutonneux]]></category>
		<category><![CDATA[Moustachu]]></category>
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		<description><![CDATA[« I am your son. Command me in all things ! » Andy Garcia &#8211; 1990 « Son, your ego is writing checks your body can&#8217;t cash. » James Tolkan &#8211; 1986 Si toi aussi tu as été un adolescent &#8230; <a href="http://blog.machiavelas.com/archives/38">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>« I am your son. Command me in all things ! » Andy Garcia &#8211; 1990</em><br />
<em>« Son, your ego is writing checks your body can&#8217;t cash. » James Tolkan &#8211; 1986</em></strong></p>
<p><img src="http://blog.machiavelas.com/wp-content/uploads/2011/03/Moses.1.500px.jpg" alt="I command thee" title="Moses" width="500" height="363" class="alignnone size-full wp-image-37" /></p>
<p style="text-align: justify;">Si toi aussi tu as été un adolescent de sexe masculin à un moment ou un autre de ta vie tu as forcément connu l’heure H. Le H de Hormone. Quand les roubignolles prennent le pouvoir et savatent tout ce qui bouge dans l’éponge qui te fait office de cervelle. Le kop of Boulogne hormonal se pointe dans le stade de ton slip et qui commence gentiment à ratonner tes souvenirs d’enfance pour faire de toi un homme, un vrai, un qui sent fort. Tu voyais tout par en-dessous, t’avais rien compris, t’avais pas free. (NDLR: amie lectrice, je présume que l’équivalent féminin doit exister en version sans les roubignolles et l&#8217;odeur, mais tu sais ça bien mieux que moi). </p>
<p style="text-align: justify;">Quand vient l’heure H, les filles cessent d’être les abominations intouchables auxquelles tu préférais tes bagnoles télécommandées. La veille, Brenda aurait pris feu devant toi que tu lui aurais même pas pissé dessus pour l’éteindre, le lendemain c’est toi qu’est en feu et qui te pisse dessus à l’idée de l’étreindre. (NDLR: tu peux remplacer Brenda par Brandon si ça te chante mais ne les mets pas ensemble, ils sont frère et sœur, ça serait dégueulasse). Brenda est devenue ton Himalaya personnel, quand tu la vois tu saignes du nez façon ivresse des sommets, quand tu ne la vois pas tu te branles en pensant à elle (NDLR: anecdote non contractuelle). Mais comme t’as pas encore l’âge de picoler assez pour trouver le courage de lui parler tu restes là comme un con à te tirer sur la nouille. La vie t’a peut-être rendu la vue mais elle t’a aussi pété les jambes. Sur ce coup là, avouons-le, la vie fait un peu sa prostipute. </p>
<p><span id="more-38"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Ma Brenda à moi c’était Fabienne. Je sais, ça ne fait pas trop rêver comme prénom mais il faut se replacer dans le contexte : le président c’est Mitterrand, le rap français c’est Benny B qu’on écoute religieusement avec nos pumps aux pieds et nos waïkiki sur le dos (j’ai acheté la cassette sur le marché pour 70 francs) et quand tu as un minitel chez toi tu es le roi du pétrole. Du coup s’appeler Fabienne ça tient la route. Pour situer, Fabienne c’était une petite brune à frange qui claque bien. La jolie p’tite meuf qu’on voit même pas si on ne la cherche pas un peu. Celle qui se mérite. Celle que les crevards et les daleux calculent pas, occupés qu’ils sont à renifler le cul de Brenda-la-pouf (celle qui s’appelle vraiment Brenda). Fabienne c’est la perle qu’on trouve par hasard sur une plage de Ceylan et un air de Bizet. J’en reviens pas de la chance que j’ai d’être le seul à l’avoir repérée. Sauf que je n’ai pas encore le CAP pêcheur de perles et que je ne tiens pas sept secondes en apnée. En plus Hitch, expert en séduction sort en salles genre dans 15 ans, je peux même pas compter sur Will Smith pour me tuyauter. Je te laisse un peu mesurer le sévère degré de merditude de la situation. </p>
<p style="text-align: justify;">Me voici donc en pleine introspection, plus terrassé qu’une dalle de béton à Setùbal. </p>
<p style="text-align: justify;">A la même époque, le moustachu paternel était un hyperactif agricole. Il faisait des trucs pas cools comme avoir un potager collaboratif avec des amis. Enfin c’est comme ça qu’on dirait maintenant en novlangue développementdurablesque mais en vrai ça se résumait plutôt à picoler avec ses potes au pied du marronnier qui est au fond du jardin. Ou, pour être encore plus précis, mettre des bottes en plastoc pour aller passer du temps avec des types qui avaient des noms de ouf genre ‘Vacher’ et siffler un litre de onze goulous. Le onze goulous ça existait vraiment hein. C’était la piquette qu’on achetait chez codec à 1F50 et qu’on avait aucun scrupule à laisser planquée sous une caisse car on savait que personne irait larciner ce machin là. En plus les petits farceurs s’amuseraient pas à pisser dans la bouteille vu que ça changerait même pas assez le goût pour qu’on le remarque. </p>
<p style="text-align: justify;">Le moustachu étant d’un naturel sociable, il poussait le bouchon jusqu’à me convier à ces agapes. J’aime autant vous dire que ma fibre bucolique avait du mal à vibrer avec des perspectives pareilles. Je déclinais donc poliment mais fermement d’un « mais nan p’pa, c’est trop naze » bien envoyé et retournais stalker la douce Fabienne en espérant vaguement réussir un jour à échafauder un plan d’attaque pour conquérir la belle. Plan dont les chances de succès étaient bien évidemment légèrement inférieures à celles qu’aurait un tétraplégique aveugle de s’évader d’Alcatraz pendant une éruption volcanique. </p>
<p style="text-align: justify;">A l’inaction chronique succéda… l’inaction pathologique. Même un type comme Vacher ne pouvait rien pour moi. Bref, ça sentait bon la résine du sapin de la résignation. </p>
<p style="text-align: justify;">Un beau jour de printemps, nous promenant moi et mes parents dans la ville indéterminée de mes jeunes années, nous tombâmes nez à nez avec un petit homme brun qui portait une veste de cuir (on dirait du Marc Lévy). Bon, je ne l’avais jamais vu de ma vie mais mon père le connaissait bien a priori. Il est comme ça mon père, il connaît TOUT LE MONDE, pas moyen de faire deux pas dans la rue sans être emmerdé, il est pire que Lady Gaga. Ils papotent un peu et on repart tranquillement vaquer. Daddy contextualise un peu le quidam, persuadé que ça nous intéresse vraiment : « Ah lui il est cheminot, on fait le jardin ensemble, c’est Francis F**** white noise **** ». J’ai du faire à peu près la même gueule que François-Marie le jour où il à rencontré Liliane. Le F c’était juste le même nom que la douce Fabienne, un nom tellement peu commun que ça laissait quand même présager un lien de parenté probable.  Je creuse un peu et voilà pas qu’il me sort que je dois connaître sa fille, elle est dans le même collège que moi, Fabienne qu’elle s’appelle. En plus elle est gentille comme tout et elle aime bien le jardin, elle s’occupe du coin où y’a les fleurs. A cet instant précis, je pense que personne n’aurait pu se sentir aussi seul que moi, à part peut être Natascha Kampusch coincée sur une île déserte avec Emile Louis, Josef Fritzl et Mamadou Traoré. Je tiens quand même à préciser que j’ai fait preuve d’un sang-froid incroyable, réussissant même à sortir un vague « ouais p’têt, ça me dit quelque chose ». </p>
<p style="text-align: justify;">La suite je te la fais courte parce que le plat de résistance est passé et ça serait vraiment pêché d’envoyer un dessert trop bourratif. En plus personne n’aime les histoires qui se finissent bien. Au fil des semaines, quelques manœuvres d’une finesse infinie me suffirent à convaincre mon paternel de mon soudain regain d’intérêt pour ses activités dominicales. Et la lumière fût. L’environnement était propice, le rapprochement inévitable. Une Fabienne rien qu’à moi, hors carcan scolaire qui plus est, c’était le jardin d’Eden (malgré les moustachus du marronnier). Pour un peu je me serais collé une feuille sur la bistouille et j’aurais couru à poil dans les radis…</p>
<p style="text-align: justify;">Moralité : la prochaine fois que ton père te propose un truc chelou qui n&#8217;implique pas de le voir à poil tu dis « oui papa ». C’est bon pour ton karma. </p>
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