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	<title>Des claques dans la bouche &#187; Cris du coeur</title>
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	<description>Essayer c&#039;est le meilleur moyen de se planter</description>
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		<title>L&#8217;Amour c&#8217;est trop beau pour les cons</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 00:07:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Machiavelas</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cris du coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Cons]]></category>
		<category><![CDATA[Mise au point]]></category>

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		<description><![CDATA[« Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics, bancs publics, bancs publics, En se disant des &#171;&#160;Je t&#8217;aime&#160;&#187; pathétiques. Ont des petites gueule bien sympathiques. » Georges Brassens &#8211; 1954 Aujourd’hui on va parler d’Amour. Notez la majuscule, &#8230; <a href="http://blog.machiavelas.com/archives/504">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em> « Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics, bancs publics, bancs publics,<br />
En se disant des &laquo;&nbsp;Je t&#8217;aime&nbsp;&raquo; pathétiques. Ont des petites gueule bien sympathiques. »<br />
Georges Brassens &#8211; 1954</em></strong></p>
<p><img src="http://blog.machiavelas.com/wp-content/uploads/2012/01/ghost.500px.jpg" alt="" title="Ghost" width="500" height="281" class="alignnone size-full wp-image-519" /></p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui on va parler d’Amour. Notez la majuscule, elle a son importance. </p>
<p style="text-align: justify;">Je préfère prévenir tout de suite, si vous êtes d’un naturel un peu fleur bleue : ça serait peut-être mieux de vous abstenir de lire la suite. Je ne voudrais pas avoir de plaintes sur le dos. Non pas que j’en ai quoique que ce soit à carrer mais ça fait toujours mauvais genre pour un blog de bonne famille tel que celui-ci de se retrouver enseveli sous les tombereaux d’insultes en tout genre de personnes crédules qui seraient tombées là par hasard, aguichées qu’elles furent par un titre que je concède trompeur. Relisez bien la phrase précédente, même moi j’ai été obligé de le faire trois fois pour vérifier que c’était bien français. Enfin vous voyez le topo, l’atmosphère est belliqueuse, on risque d’avoir droit à de la violence gratuite. Du règlement de compte à l’ancienne. Il ne faut pas m’en vouloir, j’ai un mauvais fond. Je suis un connard arrogant et prétentieux. Et cynique en plus. </p>
<p style="text-align: justify;">A partir de maintenant je considère que vous êtes prévenus. Les sommations d’usage ont été faites en bonnes et dues formes, faudra pas venir me chialer dans les rouflaquettes (que je n’ai pas). </p>
<p>Place à l’Amour. </p>
<p>Avec des cœurs autour. </p>
<p><span id="more-504"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Comme j’ai tendance à aimer commencer par le commencement je vais vous narrer ici la genèse de cette note sous la forme d’un dialogue dont je fus un témoin privilégié. D’autant plus privilégié que j’y ai pris part… La personne qui me donne la réplique sera interprétée par <a href="http://www.youtube.com/watch?v=qrO4YZeyl0I" target="_blank">Lady Gaga</a> afin de préserver son anonymat (les noms cités sont des pseudonymes). </p>
<p><strong><em>Lady Gaga :</em></strong> Ah tiens, tu sais pas quoi ? Y’a Adolf qui est amoureux de Benita !<br />
<strong><em>Moi (interloqué) :</em></strong> Pardon ? Qu’ouïs-je ? Mes saintes esgourdes entravent-elles bien tes dernières paroles ? Dis-donc Lady, tu ne te foutrais pas un peu de ma gueule par hasard ?<br />
<strong><em>Lady Gaga :</em></strong> Croix de bois, <a href="http://de.wikipedia.org/wiki/Eisernes_Kreuz" target="_blank">croix de fer</a>, si je mens je vais en enfer !<br />
<strong><em>Moi (teigneux) :</em></strong> Non mais j’y crois pas trop tu vois, ces gens qui se disent amoureux ne savent pas de quoi ils parlent.<br />
<strong><em>Lady Gaga :</em></strong> Pourrais-tu, s’il te plaît, préciser ta pensée, Ô vénérable guide céleste ?<br />
<strong><em>Moi (freestyle) :</em></strong> Et bien tu vois ma petite Gaga, je considère que la plupart des gens sont extrêmement cons et que, de ce fait, ils sont bien incapables de mettre des mots sur les sentiments qu’ils croient éprouver.<br />
<strong><em>Lady Gaga :</em></strong> Gaga ! Ouh la la !</p>
<p style="text-align: justify;">Ouh la la, c’est le moins qu’on puisse dire. Gaga sait trouver les mots justes. C’est un de mes classiques : le bon vieux dérapage verbal, saupoudré d’une misanthropie de bon aloi. Mais permettez-moi de persister, voire de signer. En effet, si vous prenez le temps de regarder un peu autour de vous, vous ne manquerez pas de remarquer que l’amour est partout. Celui en minuscule. Celui qu’on nous le sert à toutes les sauces. Il se vend, il s’achète. On le galvaude, on le marchande. Il est facile. Il est dans le pré ou sur la plage. Y’a qu’à se baisser. Tout le monde en parle mais personne ne sait ce que c’est… Des fois on peut quand même se demander si les gens comprennent vraiment ce qu’ils disent ou s’ils se contentent de répéter les conneries qu’ils voient à la télévision le dimanche soir sur TF1 (cette question est purement rhétorique, ne me forcez pas à préciser bordel). J’allais les traiter de singes savants mais ça serait vraiment faire insulte aux bonobos que de les comparer à ces abrutis. </p>
<p style="text-align: justify;">Au collège ou au lycée, tu passes ta vie à tomber amoureux. La première nana qui croise ton chemin est instantanément ajoutée à <em>La Liste</em>. Celle des candidates pour devenir la mère de tes enfants. Si t’ouvrais les yeux tu te rendrais peut-être compte que sa seule qualité c’est de t’avoir adressé la parole une fois, d’avoir les seins qui poussent ou d’être capable de gratter suffisamment d’argent de poche à ses parents pour s’acheter assez de fond de teint pour cacher les boutons d’acné qu’elle a sur la gueule. Un peu léger, même quand on a la dalle. Dans les cas les plus sévères ça va parfois très loin dans la jusqu’à l’écriture de poèmes ou autres merdes comme ça. Tu crois que tu éprouves des sentiments mais c’est juste le symptôme d’un sévère dérèglement hormonal. </p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Notez tout de même, au passage, que je dézingue sans sourciller <a href="http://blog.machiavelas.com/archives/38" target="_blank">une précédente note sur les émois adolescents</a>. Ce blog ne brille ni par sa cohérence ni par sa déontologie. Y’a plus de respect.]</em> </p>
<p style="text-align: justify;">La suite n’est pas plus reluisante. La vingtaine c’est la décennie où ta principale activité c’est de lever des poufiasses dans des boîtes de nuit sordides. Les critères de sélection sont encore plus lamentables qu’avant : tout repose sur ton taux d’alcoolémie, celui de ta cible, la quantité de cuisses et de nichons qu’elle laisse dépasser de la robe qu’elle a acheté en soldes chez H&#038;M, l’inventivité de tes potes en termes de paris miteux et ta capacité à couvrir le vacarme pour placer ton « ouais t’es <s>bonne</s> jolie, j’te paye un verre ? ». J’aime autant te dire que si tu considères que tu as une chance de trouver ton âme sœur éternelle de cette façon tu mérites vraiment ce qui va t’arriver dans le prochain paragraphe. </p>
<p style="text-align: justify;">Entre trente et cinquante ans c’est en général la période où tu t’aperçois qu’épouser la poufiasse du paragraphe précédent c’était pas forcément une bonne idée. Bon okay,  vous aviez aimé les trois derniers films de Fabien Onteniente et le dernier Marc Lévy mais c’était probablement un peu léger comme base pour décider de mettre votre patrimoine génétique en commun et laisser la trace de pneu de votre existence sur le slip de la génération suivante. Si t’es balèze en auto-persuasion tu peux éventuellement réussir à te persuader que tu es heureux de faire le sacrifice de ton bonheur personnel afin d’élever dignement tes rejetons. Et si tu as beaucoup de chance ta nana est aussi conne que toi et vous avez fini par devenir potes. En théorie tu devrais rentrer dans une phase de questionnement existentiel et d’introspection mais comme tu ne sais pas ce que ça veut dire tu te contentes de demander le divorce ou de consulter la liste des meilleurs clubs échangistes de la ville. </p>
<p style="text-align: justify;">Quand tu dépasses les soixante balais on change encore de registre. Ça devient une question de dignité. Dit comme ça, ça a l’air plus noble. Que dalle. Tu te rends compte que ça sent la fin et que tu n’as pas de plan épargne retraite digne de ce nom ou des gosses tellement mal élevés qu’ils prendront même pas la peine de payer la maison de retraite ou l’aide à domicile qui va t’aider à trouver le chemin du cimetière. Là c’est l’instinct de survie qui prend le dessus, faut être prêt à toutes les saloperies pour ne pas finir tout seul allongé sur un lit de camp, au fin fond d’un dispensaire, couvert de croûtes et d’escarres. Alors tu te la racontes en mode  briscard, vieux sage du village qui cherche une compagne pour l’accompagner vers l’abysse et tout le bordel, en espérant masquer tant bien que mal que tu crèves de peur à l’idée de finir la course tout seul. Flipette va. </p>
<p style="text-align: justify;">Et dans toute cette médiocrité quotidienne il y’a encore des gens qui osent qualifier d’amour ce qui n’est rien de plus qu’un simple réflexe pavlovien visant à répondre à la vacuité d’une vie à laquelle ils sont incapables de donner le moindre sens. Un placebo pour les mongols qui cherchent vaguement à éprouver un truc pour se persuader d’être comme tout le monde. Mais je ne peux pas leur en vouloir, ils sont vraiment comme tout le monde, beaucoup trop cons pour comprendre ce qui se passe autour d’eux, c’est dans l’ordre des choses. Quand je vois ça j’ai envie de les euthanasier à coups de claques dans la gueule pour débrancher définitivement les trois neurones qui sont en stase dans l’amas de terminaisons nerveuses qui leur sert de cerveau. Mon aversion pour la petitesse des sentiments est quasi obsessionnelle quand j’y pense, je dois être un putain d’eugéniste nazi ou un truc pas trop fréquentable dans le genre. Ça me ferait vachement flipper si j’avais un surmoi. </p>
<p style="text-align: justify;">L’Amour ça implique tellement de complémentarité intellectuelle et physique que c’est un truc qui a quasiment aucune chance d’arriver réellement à qui que ce soit. Les statistiques des grands nombres ont cette merveilleuse faculté de nous assurer, peu ou prou, qu’il existe, quelle que part sur cette terre, au moins une personne qui nous est absolument et totalement complémentaire. Une personne faite pour nous, au sens littéral du terme. Une personne dont le parcours personnel est tel qu’elle s’est façonnée une personnalité qui est exactement le Yang de notre Yin. Seulement les mêmes impitoyables statistiques nous assurent également que nous n’avons aucune chance de rencontrer ladite personne ou que, si par un improbable hasard la rencontre avait lieu, les circonstances s’opposeraient à un quelconque rapprochement. Les circonstances c’est toujours la merde, faut pas rêver, ça se goupille bien que dans les films. Et encore, pas tous (cf. <a href="http://www.imdb.com/title/tt0363163/" target="_blank">La Chute</a> ou <a href="http://www.imdb.com/title/tt0290673/" target="_blank">Irréversible</a>). Allez expliquer ça à des connards dont la seule contribution à l’humanité a été d’inventer les mocassins parce qu’ils sont incapables de nouer leurs lacets tout seuls…</p>
<p style="text-align: justify;">A ce stade de la lecture vous commencez probablement à vous demander ce qui vous a pris de vous lancer dans la lecture de cette abomination. Comme je ne fais pas dans le soin palliatif je vais abréger vos souffrances en vous livrant le test ultime pour savoir si vous êtes amoureux de celle ou celui que vous appelez votre moitié : </p>
<p>1.	Vous pouvez parler pendant des heures sans jamais vous faire chier.<br />
2.	Vous pouvez rester ensemble sans rien dire du tout, vos silences sont apaisants, jamais pesants.<br />
3.	Vous vous comprenez seulement en échangeant un regard.<br />
4.	Vous baisez comme des lapins. </p>
<p style="text-align: justify;">Si vous avez coché ces quatre propositions vous êtes un bon candidat au bonheur, gardez votre meuf ou votre mec car elle ou il vaut de l’or. </p>
<p><strong><em> « Quand les mois auront passé<br />
Quand seront apaisés<br />
Leurs beaux rêves flambants<br />
Quand leur ciel se couvrira de gros nuages lourds<br />
Ils s&#8217;apercevront émus<br />
Que c&#8217;est au hasard des rues<br />
Sur un de ces fameux bancs<br />
Qu&#8217;ils ont vécu le meilleur morceau de leur amour. »<br />
Georges Brassens &#8211; 1954 </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Et pour me faire pardonner : </p>
<p><iframe width="640" height="480" src="http://www.youtube.com/embed/wSFB2ytWJLQ?fs=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Cellule de soutien psychologique</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Apr 2011 06:36:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Machiavelas</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cris du coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Dépressifs]]></category>
		<category><![CDATA[Enfoirés]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie]]></category>

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		<description><![CDATA[« &#8211; Ah, c’est une longue lettre épistolaire de mon ami Dino, qui m’appelle à la rescousse pour me demander de l’aide pour George, qui va mal. - Qu’est-ce que ça peut te foutre qu’il aille bien ou mal, ce &#8230; <a href="http://blog.machiavelas.com/archives/250">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em> « &#8211; Ah, c’est une longue lettre épistolaire de mon ami Dino, qui m’appelle à la rescousse pour me demander de l’aide pour George, qui va mal.<br />
- Qu’est-ce que ça peut te foutre qu’il aille bien ou mal, ce tâcheron ? De toute façon, j’ai jamais pu l’encadrer. » James Stewart &#038; Henry Fonda &#8211; 1993</em></strong></p>
<p><img src="http://blog.machiavelas.com/wp-content/uploads/2011/04/drowning.500px.jpg" alt="" title="Drowning" width="500" height="333" class="alignnone size-full wp-image-249" /></p>
<p style="text-align: justify;">J’aime pas les gens qui vont mal. Tous des enfoirés.</p>
<p style="text-align: justify;">Avant de jeter une brique dans ma vitrine écoutez un peu avec vos yeux : je vais vous parler d’un moment qui craint salement. Vous savez, ce moment où vous vous retrouvez comme un con à ne pas savoir quoi dire alors que vous sentez bien qu’il y a comme une demande en face. Vous sentez le poids de cette attente qui va être déçue. Forcément déçue car illégitime. Ca pue le pathétisme à plein tarin. Vous cherchez désespérément le truc bien puissant qui va sauver la face mais votre cortex ressemble au Kalahari des mauvais jours. Restent que les lyrics de Patrick Sébastien ou des citations de Marc Lévy. Rien d’utile. Les petits buissons qui volent dans le vent dans les westerns. Et du sable autour. C’est la chausse-trappe, le traquenard, l’embuscade. Le qui-va-mal vient de vous ferrer avec son SOS et son regard de teckel. Il attend son shoot, son oxygène, sa bouée de sauvetage mais vous n’avez rien en stock. Le duel s’annonce serré.  </p>
<p style="text-align: justify;">Devant les qui-vont-mal je suis toujours désemparé. Désemparé parce que je sais que je vais faire de la merde. Je vais faire de la merde et c’est même pas ma faute. Je suis foutu d’avance car les qui-vont-mal vont mal pour une raison qui n’a rien à voir avec moi la plupart du temps. Je n&#8217;ai pas de quoi les faire aller mieux pour de vrai, en réglant moi-même leurs problèmes. Si j’étais un enculé je pourrais même leur en vouloir de m’avoir embringué dans leur galère mais je n’y arrive pas, je suis gentil au fond, même si ça se voit pas. Alors j’improvise. Je fais ce que je peux avec ce que j’ai sous la main. Comme je ne suis pas une putain de cellule de soutien psychologique certifiée iso9001 ben des fois ça sert à rien. Non seulement ils ne vont pas mieux mais en plus ils réussissent à me faire culpabiliser d’avoir fait de la merde. Des enfoirés je vous disais, j’ai pas menti. </p>
<p><span id="more-250"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Je suis de la vieille école, la cynique. Faut pas se voiler la face : on finit toujours seul face à ses problèmes. Personne pourra jamais résoudre mes existentialités à ma place et j’essaierai même pas une seconde de le faire pour vous. Pas de ça chez moi. J’aurais trop l’impression d’être un légume chez le maraîcher ou le maraîcher devant un légume. L’empathie c’est carrément surfait, elle a trop de lettres en commun avec la myopathie pour ne pas être suspecte. Moi je crois au désamorçage par la connerie. Je ne vais pas vous faire l’affront de citer Desproges mais son « on peut rire de tout » c’est un truc à se faire tatouer sur le cul. Les qui-vont-mal ont donc droit à ma thérapie de choc à base de vannes, de blagues scatophiles et de saillies honteusement racistes. Hitler, Emile Louis, Kim Jong-Il et Guy Montagné à la rescousse. Du grand comique. Pire c&#8217;est mieux. Tout est bon pour essayer de changer de côté de lorgnette. Y’en a qui considèrent que c’est de l’esquive. Si c’est vrai c’est en tout cas une technique d’esquive sacrément bien rodée. Une qui marche à tous les coups (sauf quand elle ne marche pas). J’ai même l’outrecuidance de penser que cette ruse circonvolutionnaire n’est pas si merdique que ça. Elle fonctionne sur moi, et comme je suis le seul référentiel que j’ai à disposition je ne peux pas faire autrement que me dire que ça peut le faire pour d’autres. Ethique de réciprocité je crois en toi. </p>
<p style="text-align: justify;">Bon sur ce coup là j’ai pas inventé l’eau tiède hein. Je suis souvent surpris par la joie de vivre des gens qui sont violemment dans la merde selon nos standards habituels, ce mécanisme de défense fonctionne donc pas trop mal. Les chouineurs et les pleureuses on les trouve plutôt au rayon des chagrins demi-sels, pour leurs malheurs de supérette.  Là où le niveau d’auto-apitoiement est inversement proportionnel à la gravité de la situation. Je suis pas foncièrement contre un dégazage en pleine mer pour relâcher la pression mais je préfère l’autre option. Quand ça va mal, j’essaye de relativiser et d’aider les gens à relativiser. C&#8217;est plus facile à dire qu&#8217;à faire mais c&#8217;est gratifiant quand ça tourne dans le bon sens. Etre capable de rire à une vanne quand on est au troisième sous-sol c’est déjà appeler l’ascenseur. J&#8217;y crois tellement que j&#8217;en ferais presque des conneries, genre sortir une blague avec Michael Jackson aux accusés d&#8217;Outreau&#8230; J’ai bien conscience que cette attitude ne répond pas aux attentes de tout le monde : y’en a qui veulent une épaule pour pleurer, d’autres qui veulent dégueuler leur fiel un bon coup et nous demandent de servir de bassine, d’autres encore qui n’ont aucune envie d’aller mieux… Quand ça commence à être tordu je sais pas trop faire, c’est pas mon truc. A la limite l’écoute passive c’est jouable, mais j’ai pas l’impression de servir à grand chose, c&#8217;est frustrant, surtout quand on s&#8217;en fout pas trop de la personne en face. </p>
<p style="text-align: justify;">La vie c’est prendre des petits bouts de trucs et puis les assembler ensemble. Je peux te passer des planches (on se tutoie si tu permets), je peux te passer des clous mais ta baraque c’est toi qui la construira tout seul. Si elle ressemble à la niche du clébard d’un lépreux j’y suis pour rien, je prends pas les réclamations. Donc si un jour tu viens me chercher parce que t&#8217;es en galère, faudra pas t&#8217;offusquer si je te réponds que ton problème c&#8217;est de la merde parce ça aurait été bien pire si tu t&#8217;étais fait violer par <a href="http://www.mmaspot.net/mmaspot/files/image/article%20images/Slice,%20Kimbo2.png" target="_blank">Kimbo Slice</a> avec un rôti de porc surgelé dans les rayons du Picard en bas de chez toi. Fallait pas m’inviter. </p>
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		<title>With great fat comes great responsibility</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Apr 2011 11:57:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Machiavelas</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cris du coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Femme parfaite]]></category>
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		<description><![CDATA[« J&#8217;veux des gros seins, des gros culs. » Alain Souchon &#8211; 1997 Aujourd’hui je vais aborder un sujet qui me tient particulièrement à cœur : ma passion pour les (soi-disant) grosses. Entendons-nous bien : je suis un escroc. Je &#8230; <a href="http://blog.machiavelas.com/archives/191">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em> « J&#8217;veux des gros seins, des gros culs. » Alain Souchon &#8211; 1997</em></strong></p>
<p><img src="http://blog.machiavelas.com/wp-content/uploads/2011/04/Fantasia.500px.jpg" alt="" title="Fantasia" width="500" height="348" class="alignnone size-full wp-image-199" /></p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui je vais aborder un sujet qui me tient particulièrement à cœur : ma passion pour les (soi-disant) grosses. </p>
<p style="text-align: justify;">Entendons-nous bien : je suis un escroc. Je ne parle même pas des vraies grosses, celles qui rendent paraplégique quand elles se mettent au-dessus pendant l’amour. J’emploie plutôt le terme dans le sens post-moderne, c’est-à-dire en respectant la définition tirée du magazine féminin lambda corrélée à l’axiome dit ‘de la pub partout’ : « Est grosse toute femme qui dépasse la taille 34 ». Comme je suis bon prince et qu’en plus j’aime vraiment les demoiselles bien en chair, j’étends avec délectation cette définition à toutes celles qui flirtent avec la taille 40. Ce qui normalement correspondrait au mammouth marin en utilisant le référentiel sus-mentionné. Si on monte un peu, genre après le 44, par contre, il faut pas pousser mémé dans le pédiluve, on peut tout envisager mais c’est comme l’immigration choisie, on discute au cas par cas. Ou alors vous êtes un mètre cube car vous mesurez un mètre trente et c’est éliminatoire : vous êtes une naine, une enfant ou une cul-de-jatte. </p>
<p style="text-align: justify;">Faut pas m’en vouloir mais les maigrichonnes me débectent. Les findus, les casse-dalles SNCF, les flûtes de boulanger, les skeletors, les brindilles, les échalasses, les sauve la graisse, les rescapées d’Auschwitz, les femmes de carême, les porte-manteaux, les asperges, les fils de fer, les affiches, les bâtons de chaises, les flamands roses, les escogriffes, les limandes, les grandes gigues, les planches à pain, les sacs d’os, les transparentes et les voliges, je peux pas les voir en gravure. C’est physique, j’ai envie de leur péter les genoux avec un cric et de les regarder se vider de leur sang en mangeant mon pamplemousse. </p>
<p><span id="more-191"></span></p>
<p style="text-align: justify;">J’ai les sinus qui purulent rien qu’à l’idée de vous savoir nombreuses à vouloir devenir comme ça. Pourquoi admirer des machins pareils alors qu’on ne peut rêver plus parfaite perfection que des hanches dessinées par Fernando Botero, un valseur qui tangue comme un kayak en plein tsunami et des gardes-côtes qui rebondissent autant que le ballon un soir de play-offs au Madison Square Garden. POURQUOI ? Mesdames. Mon cœur saigne. Reprenez-vous. Je sais que vous n’êtes pas toutes comme ça mais pensez à celles qui n’ont pas la chance d’être aussi épanouies que vous, prisonnières qu’elles sont de l’image qu’elles voudraient renvoyer. Brisez vos chaînes ! Toutes à poil ! <em>(<-- ça peut marcher sur un malentendu)</em>. </p>
<p style="text-align: justify;">Mes neuf minutes d’investigation intensives ne m’ont malheureusement pas permis de remonter aux origines de cette détestable construction de l’image pervertie de la femme sveltissima/androginissima. Difficile donc de trouver des coupables à châtier, d’autant plus qu’on ne peut pas accuser les boucs-émissaires habituels (arabes, juifs, chtis, supporters du psg, roms…). C’est probablement un coup des publicitaires. On se contentera donc de traiter les effets et de passer les causes par pertes et profits. IL FAUT QUE CA CESSE ! Vos signes extérieurs de richesses sont notre joie quotidienne, sans vous le pays et le monde connaîtront la déroute, l’infamie, les guerres et la pestilence. Attention toutefois, il y’a quand même des règles à respecter. L’arrière-boutique et la devanture forment un tout. L’hémisphère sud doit être au niveau des frères Karamazov, sinon je porte plainte pour vice caché. On peut pas avoir le yin sans le yang, c’est Confucius qui l’a dit. A ce stade, les malentendus sont dissipés. Plus personne ne me prend pour un philanthrope. Je ne dis pas ça pour panser votre petit ego fragile, ma démarche est purement égoïste, je pense avant tout au bien-être de la gent masculine hétérosexuelle (et de la gent féminine homosexuelle) qui a la joie de vous côtoyer et de vous admirer. Aucun d’entre nous n’a envie de se blottir contre un paquet de chips ! En plus de se retrouver la bite pleine de sel on peut rien faire sans foutre des miettes partout ! On veut du lourd, du costaud, du qui tient la route ! On veut du gras ! </p>
<p style="text-align: justify;">Et pendant que vous y êtes, faut vous mettre une bonne fois pour toutes dans la tête que ‘grosse’ et ‘moche’ ne sont pas des synonymes. Comprenez bien qu’un mec qui vous trouve moche car trop grosse ou qui vous aime toute maigre est probablement le prince des homos refoulés, il décanillera avec le premier cuir/moustache venu avant que vous aillez eu le temps de dire ‘laxatif’. Vous n’avez pas besoin d’un loser pareil. Aha ! Cette note est bel et bien la pire des arnaques car quand je disais aimer les grosses ça voulait dire en fait aimer les jolies demoiselles, qu’elles soient grosses ou non. C’était bien la peine de se cogner une page pour ça… En plus je me suis mis dans la merde tout seul. Quand madame va lire ça, elle va, à tous les coups, le prendre pour elle. Va falloir circonlocutionner avec adresse sur des conversations à base de « Tu me trouves grosse ? – Bah non. – Donc tu m’aimes pas ? – Bah si. – Mais t’aimes les grosses ! – Euh… » Je viens d’acheter mon ticket pour le cercle infernal / vicieux de la rhétorique tordue / féminine (voir schéma ci-dessous). </p>
<p><img src="http://blog.machiavelas.com/wp-content/uploads/2011/04/troll.500px.jpg" alt="" title="Troll Girl" width="500" height="339" class="alignnone size-full wp-image-200" /></p>
<p style="text-align: justify;">Je sais que ce fut pénible mais réjouissez-vous, ce douloureux cri du cœur prend fin ici. Arrêtez de nous briser les burettes avec vos régimes à la con car vous êtes jolies  quelle que soit votre taille. Malheureusement pour les phacochères, la contraposée est vraie aussi : si vous êtes moches y’a rien à faire non plus. Les mottes de saindoux, pas la peine de m’envoyer vos CV, restez planquées dans votre terrier sinon je serai le premier à vous jeter des caillasses à la gueule et j’inviterai les talibans à vous lapider avec des parpaings. </p>
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